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La Lazio de Rome s’en remet désormais à Chelsea

La Lazio, tenue en échec par Besiktas (1-1) à Rome, a besoin d’un succès à Prague et d’un bon coup de pouce de Chelsea, face à des Turcs déterminés à jouer ce dernier match à Istanbul, et non sur terrain neutre, pour rejoindre les 8es de finale de la Ligue des champions.
Ironie du sort, les Romains sont désormais les plus fervents supporteurs d’un club, Chelsea, qui les a dernièrement humiliés au Stade olympique (0-4).
Car pour que la Lazio se qualifie en 8es, il lui faut non seulement gagner à Prague face au Sparta pour la dernière journée, mais il faut que Chelsea, déjà qualifié sans être pour autant assuré de la 1re place (groupe G), s’impose contre Besiktas ou arrache le nul.
« Notre avenir dépend d’abord de nous, résumait Fernando Orsi, le suppléant de l’entraîneur laziale Roberto Mancini, grippé. Mais nous sommes aussi derrière Chelsea. Au final, je suis sûr que nous nous qualifierons. »

Terrain neutre
Pour raisons de sécurité, après une vague d’attentats qui a causé la mort de 55 personnes les 15 et 20 novembre à Istanbul, l’Union européenne de football (UEFA) a décidé que Besiktas-Chelsea se jouerait sur terrain neutre.
Une mesure qui ne déplaît évidemment pas aux Romains. Mais comme un succès contre Chelsea donnerait à Besiktas la 1re place, et donc la certitude de recevoir en 8es de finale retour, les Turcs espèrent bien jouer ce choc à la maison.
« Dans le vestiaire, on nous a dit que nous affronterions probablement Chelsea à Istanbul », assurait l’Italien Federico Giunti, le capitaine de Besiktas.
« Le fait que la Virtus Rome a joué à Istanbul est une bonne nouvelle que l’UEFA devra prendre en compte. La rencontre contre Chelsea est le match de notre vie. Pour rien au monde nous ne voudrions le rater », a-t-il assuré.

Mini-championnat à trois
« La logique veut que nous jouions à Istanbul, martelait l’entraîneur roumain, Mircea Lucescu. J’espère que l’UEFA va revoir sa décision parce qu’il serait injuste et honteux de jouer ce match ailleurs. »
Mercredi soir, à l’heure où Besiktas tenait le nul à Rome, la Turquie faisait le forcing pour inverser la tendance. « C’est inacceptable, cette décision va changer », s’insurgeait le ministre turc des Affaires étrangères, Abdullah Gül.
« D’un côté, la Turquie est frappée par le terrorisme, ajoutait-il. Nous ne pouvons accepter que de l’autre, l’Europe nous frappe également. »
Le 9 décembre, derrière Chelsea déjà qualifié, Besiktas, le Sparta et la Lazio disputeront un mini-championnat à trois pour l’attribution d’un ticket de C1 et du strapontin pour la Coupe de l’UEFA. Pour des raisons financières plus que sportives, l’un ou l’autre ne peut pas échapper à la Lazio.
Le club romain doit en effet une centaine de millions d’euros au fisc italien et une cinquantaine de millions d’arriérés de salaires à ses propres joueurs. La Lazio, cotée en bourse, prépare aussi une nouvelle augmentation de son capital, après une première de 110 millions d’euros cet été.
La Lazio, tenue en échec par Besiktas (1-1) à Rome, a besoin d’un succès à Prague et d’un bon coup de pouce de Chelsea, face à des Turcs déterminés à jouer ce dernier match à Istanbul, et non sur terrain neutre, pour rejoindre les 8es de finale de la Ligue des champions.Ironie du sort, les Romains sont désormais les plus fervents supporteurs d’un club, Chelsea, qui les a dernièrement humiliés au Stade olympique (0-4).Car pour que la Lazio se qualifie en 8es, il lui faut non seulement gagner à Prague face au Sparta pour la dernière journée, mais il faut que Chelsea, déjà qualifié sans être pour autant assuré de la 1re place (groupe G), s’impose contre Besiktas ou arrache le nul.« Notre avenir dépend d’abord de nous, résumait Fernando Orsi, le suppléant de l’entraîneur laziale Roberto Mancini, grippé....