Les chiites, majoritaires en Irak, ont accentué hier la pression pour une modification de l’accord de transfert du pouvoir conclu avec la puissance occupante américaine, leur chef exigeant des élections directes immédiates à tous les niveaux du pouvoir. Après une rencontre à Najaf (centre) avec le plus haut dirigeant religieux chiite irakien, Ali Sistani, le président du Conseil de gouvernement transitoire, Jalal Talabani, qui a signé l’accord le 15 novembre avec Paul Bremer, l’administrateur américain, a annoncé les exigences du dignitaire. « L’ayatollah Sistani a émis une seule réserve (à l’accord). Il veut que le peuple irakien soit consulté. Il faut donc, selon lui, des élections tant des conseils municipaux que du conseil législatif », a dit M. Talabani. En l’absence d’un recensement récent en Irak, selon M. Sistani, « les élections devront être réalisées sur la base des cartes de rationnement », distribuées en 1991 aux Irakiens après l’imposition des sanctions de l’Onu consécutive à l’invasion irakienne du Koweït, a ajouté M. Talabani. La veille, un dignitaire chiite, membre du Conseil de gouvernement, Abdel-Aziz Hakim, a mis en garde contre « des problèmes véritables » si l’accord n’était pas modifié, après des rencontres avec les ayatollahs Sistani et Mohammed Saïd Hakim, deux des quatre membres de la Hawza, la plus haute autorité religieuse des chiites d’Irak. M. Hakim a indiqué que l’ayatollah Sistani était « préoccupé » par l’absence de toute référence à l’islam dans les principes mentionnés dans l’accord sur la loi fondamentale, qui doit être rédigée d’ici au 28 février 2004 et régir le pays jusqu’à l’établissement d’une Constitution définitive en 2005.
Les chiites, majoritaires en Irak, ont accentué hier la pression pour une modification de l’accord de transfert du pouvoir conclu avec la puissance occupante américaine, leur chef exigeant des élections directes immédiates à tous les niveaux du pouvoir. Après une rencontre à Najaf (centre) avec le plus haut dirigeant religieux chiite irakien, Ali Sistani, le président du Conseil de gouvernement transitoire, Jalal Talabani, qui a signé l’accord le 15 novembre avec Paul Bremer, l’administrateur américain, a annoncé les exigences du dignitaire. « L’ayatollah Sistani a émis une seule réserve (à l’accord). Il veut que le peuple irakien soit consulté. Il faut donc, selon lui, des élections tant des conseils municipaux que du conseil législatif », a dit M. Talabani. En l’absence d’un recensement récent en Irak,...
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