Une femme de 40 ans a comparu devant un tribunal de New York, après s’être mariée plus de vingt fois illégalement. Dezerrie Cortes a, entre 1984 et 2002, déposé 27 demandes d’autorisations de mariage, pour pouvoir épouser, en échange d’argent, des hommes en général en attente de papiers. Elle s’est ainsi mariée, dans plusieurs antennes de la mairie de New York, à un Dominicain, un Péruvien, un Pakistanais, un Indien ou encore un Équatorien. Elle a plaidé coupable de parjure devant le tribunal de Manhattan, reconnaissant notamment avoir menti en janvier 2000 pour obtenir un certificat de mariage, en affirmant alors n’avoir jamais été mariée, alors qu’elle l’avait été une bonne vingtaine de fois déjà. Son jugement est attendu le 7 janvier. Libre jusqu’à présent, elle encourt six mois de prison.
Le coiffeur et Tony Blair
Un coiffeur britannique a reçu un courriel du Premier ministre sollicitant son avis sur le brouillon du discours qu’il devait tenir devant le parti travailliste. Ronnie Campbell a promptement répondu à Tony Blair, pensant qu’il s’agissait d’une nouvelle initiative visant à rapprocher politiques et citoyens ou du canular d’un ami. « J’ai répondu : “Merci Tony, j’ai rapidement jeté un œil (sur le discours) et tout semble parfait. Continue” », a-t-il expliqué. Il ne s’étonnait pas des invitations à dîner et des discours de la Chambre des communes qui parvenaient à son adresse électronique. Recevoir un e-mail émanant du ministère de la Défense l’a, en revanche, inquiété. Informée par le coiffeur, la police a réalisé que son nom et son prénom étaient également ceux d’un parlementaire et que leurs deux adresses e-mails avaient été confondues. Ronnie Campbell, qui ne reçoit plus d’e-mails de Tony Blair, a néanmoins assuré qu’il l’accueillerait avec plaisir dans son salon s’il avait besoin de conseils. « Et il pourrait même s’offrir une bonne coupe de cheveux », a-t-il suggéré.
Les « rats ailés » de Trafalgar Square
Le maire de Londres a décrété qu’il était interdit de nourrir les pigeons sur Trafalgar Square, la célèbre place du centre de la capitale britannique, soulevant la colère des défenseurs des animaux. Ken Livingstone, qui a qualifié les pigeons de « rats dotés d’ailes », avait déjà pris des mesures contre leur présence dans le centre-ville en y installant un faucon, prédateur naturel des ramiers. Le maire a affirmé que la récente rénovation de la place, avec création d’une zone piétonne devant la National Gallery, avait permis de quadrupler sa fréquentation par les touristes, ce qui impose de la tenir propre. Toute personne surprise en train de nourrir des pigeons sur Trafalgar Square sera désormais punie d’une amende de 50 livres (71 euros). Les 200 pigeons encore présents sur la place (il y en avait 4 000 naguère) étaient nourris une fois par jour par les services municipaux.
Eros est roi dans la Cité des Anges
La ville de Los Angeles a dû faire marche arrière sur le durcissement de ses lois sur les clubs érotiques, voté en septembre, face à la grogne suscitée par la décision. La ville avait notamment interdit le « lap dancing », un numéro érotique très courant dans les clubs de ce genre aux États-Unis, où la danseuse, légèrement vêtue, ondule de manière suggestive autour du client assis sur une chaise et qui a pour consigne de ne la toucher à aucun moment. Dans la nouvelle version de la loi votée par le conseil municipal, le « lap dancing » est de nouveau autorisé, mais la présence de lits et de salons privés dans les clubs reste interdite. La nouvelle loi lève aussi l’imposition d’une distance réglementaire de 1,80 m entre danseuses et clients, comme l’interdiction des pourboires, généralement glissés dans le string de la danseuse, qui représentait un important manque à gagner pour ces professionnelles.


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