Depuis ce 17 septembre de sinistre mémoire pour Arsenal, le parcours des hommes du Français Arsène Wenger en Ligue des champions ressemble à un mauvais rêve.
Incapables de battre le Lokomotiv à Moscou (0-0), défaits par le Dynamo à Kiev (2-1) avant de s’imposer péniblement au retour (1-0), ils se présentent à San Siro, pour la 5e journée de la Ligue des champions, avec le spectre d’une sortie de route prématurée. Avec quatre points (groupe B), les Gunners de Thierry « Titi » Henry comptent trois longueurs de retard sur l’Inter de Christian « Bobo » Vieri. Une victoire les remettrait dans le droit chemin de la qualification, alors qu’une défaite les condamnerait, si Kiev et Moscou ne se départageaient pas.
Une non-qualification pour la phase à élimination directe, pour la 5e fois consécutive depuis 1998-99, s’inscrirait en droite ligne dans les résultats d’une formation qui, à l’inverse de Manchester United, et malgré un effectif cosmopolite, semble faire un blocage psychologique au niveau européen.
La tâche s’annonce d’autant plus rude pour les Anglais que l’Inter a changé de visage depuis septembre, Zaccheroni ayant tourné la page Cuper. Avec son nouveau « Mister », l’Inter joue mieux et engrange les satisfecit : un nul en C1 face à Moscou, trois victoires et un nul en championnat, où les « Nerazzurri » ont inscrit 11 buts et n’en ont encaissé aucun.
Samedi, ils ont fait exploser la Reggina (6-0), avec notamment un exploit personnel d’Obafemi Martins, le Nigérian qui avait bousculé la défense d’Arsenal à l’aller (un but, une passe). Leader de son groupe en C1, l’Inter s’est hissé à la 4e place de la série A.
Pour Zaccheroni, l’Inter attaque une semaine qui va en dire long sur ses ambitions. « Après ces deux matches, mardi contre Arsenal et samedi contre la Juve (en championnat), nous saurons où nous sommes et jusqu’où nous pouvons aller », déclare-t-il.
Bergkamp absent
Seule fausse note venue entacher la partition intériste, samedi à San Siro : Christian Vieri a été sifflé par une partie du public, qui lui reproche son comportement sur le terrain et l’éviction de Cuper. « Vieri, a coupé court Zaccheroni, il se bouge, il marque, il aide ses coéquipiers. Ce n’est pas un problème pour l’Inter mais pour ses adversaires. »
Alors que l’aura de Vieri pâlit à San Siro, celle de son alter ego à Arsenal, Thierry Henry, brille de mille feux. Triple passeur décisif samedi face à Birmingham (3-0), Henry est un peu l’âme d’une formation qui vient d’établir un record de treize matches sans défaite en Premier League.
« Que Thierry soit impliqué dans les trois buts est aussi important que s’il avait marqué. Gagner de cette façon, malgré six joueurs absents (Vieira, Parlour, Keown, Wiltord, Lauren, Gilberto Silva), est excellent pour la confiance », a commenté Wenger, qui va peut-être pouvoir compter sur Vieira mardi.
En revanche, Dennis Bergkamp ne fera pas son retour sur son ancienne pelouse (1993-1995). Le Néerlandais, 34 ans, a toujours peur de prendre l’avion mais souhaitait venir par la route. « Il n’ira pas, a tranché Wenger. Il n’a pas assez de temps d’ici à mardi, surtout à son âge. »


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