Rechercher
Rechercher

Actualités

Les GI crient haro sur les baudets

Depuis que la guérilla irakienne a utilisé des « chars à âne » pour défier les chars blindés américains, la vie des baudets irakiens, déjà peu enviable, est devenue une vraie vie de chien.
Innovant sans cesse, la résistance irakienne a utilisé vendredi dernier des charrettes à âne comme rampes de lancement de roquettes contre le ministère du Pétrole et deux grands hôtels de Bagdad. Dans la foulée, les forces américaines ont intercepté deux attelages « hostiles » : l’un transportant d’autres roquettes, l’autre transformé en charrette piégée.
Il n’en fallait pas plus pour que tous les ânes de Bagdad deviennent suspects aux yeux de l’armée de George W. Bush engagée en Irak dans une bataille décisive de sa « guerre mondiale contre le terrorisme ».
Déjà soumis quotidiennement à de multiples coups de cravache, les pauvres bêtes se voient désormais fouillées au corps par les Marines et autres « boys » armés jusqu’aux dents. Les charretiers, d’ordinaire tenus en peu d’estime par la population, se heurtent pour leur part au refus des pompistes de leur vendre du carburant destiné à la revente. « Que leur avons-nous donc fait pour qu’ils nous traitent de la sorte ? » se lamente l’un d’entre eux, Djabar Mahdi, père de cinq filles, dont le revenu quotidien de 3,50 dollars a été rogné de plus d’un tiers en quatre jours. Un autre charretier, Hikmat Sabih, 30 ans, raconte que, au passage de son attelage, les accusations de « terroristes » fusent.
Les Américains, qui ont perdu 185 des leurs depuis mai dont 70 depuis un mois, ne veulent, de leur côté, pas prendre de risques. Après les attaques à la roquette contre les hôtels et le ministère, Ali Kahtim n’a plus retrouvé son âne. « Des amis m’ont dit qu’ils avaient vu les Américains me le prendre. Je ne peux plus travailler depuis quatre jours. Je reste à ne rien faire. Je ne sais pas s’ils vont me le restituer. »
Depuis que la guérilla irakienne a utilisé des « chars à âne » pour défier les chars blindés américains, la vie des baudets irakiens, déjà peu enviable, est devenue une vraie vie de chien.Innovant sans cesse, la résistance irakienne a utilisé vendredi dernier des charrettes à âne comme rampes de lancement de roquettes contre le ministère du Pétrole et deux grands hôtels de Bagdad. Dans la foulée, les forces américaines ont intercepté deux attelages « hostiles » : l’un transportant d’autres roquettes, l’autre transformé en charrette piégée.Il n’en fallait pas plus pour que tous les ânes de Bagdad deviennent suspects aux yeux de l’armée de George W. Bush engagée en Irak dans une bataille décisive de sa « guerre mondiale contre le terrorisme ».Déjà soumis quotidiennement à de multiples coups de...