Le dollar s’est effrité face aux autres grandes monnaies hier sur les marchés des changes internationaux, les attentats d’Istanbul ayant fait reléguer au second plan la publication de bons chiffres pour l’économie US. Après ces attentats, les opérateurs n’ont pas porté attention à l’annonce d’une baisse de 15 000 des demandes d’allocations chômage aux États-Unis la semaine dernière, à 355 000 au lieu de 365 000 comme attendu, témoignant de plusieurs créations d’emplois non-agricoles entraînées par la reprise de l’économie. Il en est de même de la hausse de 0,4 % en octobre, au lieu de 0,2 %, de l’indice composite des principaux indicateurs économiques établi par le Conference Board, qui est censé préfigurer l’évolution de la conjoncture aux États-Unis dans les six prochains mois. Bien que ces chiffres soulignent qu’il y ait un fort rebond de l’activité économique, les opérateurs les ont négligés, estimant devoir rester sur la défensive pour des considérations géopolitiques. Par ailleurs, l’euro a profité de la confirmation par l’Insee d’une hausse de 0,4 % du PIB français au troisième trimestre après un recul de 0,3 % au second trimestre ainsi que le sterling, qui a trouvé appui dans la l’augmentation de 0,6 % des ventes de détail en Grande-Bretagne en octobre après 0,7 % en septembre. Plus tôt dans la matinée, le yen avait été soutenu par l’annonce d’une hausse de 20,4 % de l’excédent commercial japonais en octobre à 9,87 mds $ contre 8,20 mds $ en septembre. Pourtant, les attaques contre le dollar ne devaient pas prendre beaucoup d’ampleur après l’apaisement de la nervosité des marchés. Il a bénéficié ainsi de quelques rachats du découvert, lui permettant de réduire ses pertes en fin de journée à New York en le faisant négocier à 1,1915 pour un euro, après 1,1940, contre 1,1885 la veille, à 1,7040 pour un sterling, après 1,7060, contre 1,6980, à 1,2990 FS, après 1,2975, contre 1,3075 et à 108,95 yens, après 108,65, contre 109,30.
En Bourse, les marchés US ont achevé la journée en baisse, après avoir tenté une hausse, les nouveaux attentats en Turquie et la petite frayeur à la Maison-Blanche sur une information démentie du viol de l’espace aérien de la résidence présidentielle ayant réveillé les craintes liées au terrorisme. Ces considérations ont donc relégué au second plan les bonnes nouvelles en provenance de l’économie et des sociétés. Il en est de même des Bourses européennes qui ont continué de battre en retraite, affectées par les attentats terroristes et l’appréciation de l’euro.
À Beyrouth, les jours se suivent et se ressemblent sur le front du dollar qui est resté recherché à des fins de couverture de quelques positions de change en l’absence d’une contrepartie valable à l’offre. Il a continué à être négocié entre 1 516,50 et 1 517,50 LL sur le marché interbancaire.
À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la baisse de 1 000 actions A de Solidere de 4,28 à 4,26 $, la hausse de 15 000 actions de Holcim de 0,45 à 0,48 $ et la stabilité de 15 000 certificats GDR de la Blom Bank à 23 $.
Élie KAHWAGI


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