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Actualités

Mode SOCIÉTÉ Le piercing, un acte initiatique? (photos)

On en voit de plus en plus, hommes, femmes, jeunes, moins jeunes, avec un petit quelque chose qui clignote ici ou là. À l’oreille, cela n’a jamais surpris, pour les femmes, sauf quand il y en a trop. Depuis quelques années, les hommes s’y mettent. On dit que la boucle d’oreille masculine a été inventée par les cap-horniers, ces marins au long cours qu’on reconnaissait à leur ornement auriculaire. Les acupuncteurs savent qu’à un endroit précis du lobe de l’oreille, une pression ou une piqûre peuvent accentuer la vue, sens précieux aux gens de la mer. À part ça, qu’est-ce qui peut pousser quelqu’un à se faire des petits trous ?
Le piercing est défini par «l’introduction d’un bijou dans des ouvertures apportées à certaines parties du corps : sourcils, pavillon de l’oreille, lèvres, langue, nez, nombril, mamelons et parties génitales ». Le piercing du lobe de l’oreille – percement traditionnel aussi dans le monde occidental – est exclu de cette définition et différencié des pratiques n’ayant pas d’arrière-plan culturel dans les sociétés occidentales. Les sociologues proposent néanmoins de considérer tout piercing, qu’il soit au-dessus ou au-dessous du cou, au même titre que ce qui était considéré jadis «traditionnel», c’est-à-dire le percement du lobe des oreilles. Des piercings situés ailleurs qu’au visage sont désignés aussi de «intimes» ou «non conventionnels». Les piercings de l’oreille et d’autres parties anatomiques ne sont généralement pas considérés comme une modification durable du corps, car les trous, surtout lorsqu’ils sont petits, se referment après que le bijou ait été enlevé pendant un temps suffisamment long. Dans des articles concernant la réglementation du piercing, les définitions sont plus larges et la question de la durabilité est évaluée différemment. La législation de l’État américain de Virginie, par exemple, définit le piercing comme «un acte de pénétration de la peau, dans le but de produire un trou, une marque, une cicatrice de nature généralement durable».

Provocation ou rituel
initiatique ?
Le piercing, appelé par les anglo-saxons de façon beaucoup plus pertinente «body piercing», exclut les – rares – pratiques traditionnelles de modification corporelle du monde occidental qui se limitent, depuis l’idéalisation grecque du corps humain, au percement du lobe de l’oreille. Ainsi le piercing devient étranger, différent, inconnu et porte en soi déjà toutes les bases du rejet et des préjugés de la société d’une part, de la provocation personnelle d’autre part. Vu sous cet angle, le piercing peut être comparé à d’autres courants comme il en a toujours existé, provoquant la société et abîmant les images généralement acceptées. Le piercing va plus loin et est plus extrême dans le sens qu’il blesse – dans le vrai sens du terme – l’image traditionnelle que notre société se fait du corps humain. Tout d’abord des parties du corps sont transpercées – au contraire du tatouage qui ne fait que graver la peau. Cela prend un aspect particulièrement provocant lorsqu’il s’agit de parties rendues taboues, tels les mamelons ou la région génitale. Mais les piercings du visage aussi provoquent un rejet chez les personnes n’arborant pas de piercing, par la suppression de l’homogénéité du tissu, par la sensation inimaginable de voir des zones sensibles du visage percées par des bijoux influençant et gênant la mimique. S’ajoute à cela la matière des bijoux utilisés : du métal, donc une substance «d’acier», «lisse» et «froide», poussée à travers le tissu doux, sensible, «intouchable» de l’épiderme. L’association de blessure, douleur et ensuite, s’agissant d’un acte volontaire, de perversion et anomalie se conçoit facilement. Entre-temps, un changement de cette perception semble se dessiner, du moins parmi les groupes d’âge semblable. Ainsi on a constaté que des collégiens non tatoués perçoivent leurs camarades présentant des modifications corporelles de façon neutre, voire positive.
Souvent, on se fait pratiquer un piercing dans le but de marquer un événement personnel, positif ou négatif, rupture, changement de vie, pour surmonter un échec, pour célébrer un succès. Il s’agit d’un rituel initiatique que l’on s’inflige en l’absence de tels usages dans les sociétés occidentalisées. C’est le signe de la montée en puissance de l’instinct tribal. C’est la manifestation d’un désir évident d’être reconnu, interrogé, regardé, à l’heure où tout menace de se confondre dans une triste uniformité mondialiste.
Esthétique - Soins du visage
Douze fautes à ne pas commettre
En matière de soins du visage, beaucoup de préjugés malheureux, souvent transmis de mère en fille, nous font commettre des erreurs parfois catastrophiques. Voici douze fautes à ne pas commettre sous peine de « se rater » :
1 - Oublier d’épiler les poils superflus du visage:
Cette idée souvent répandue que les poils repoussent plus drus lorsqu’on les épile est un mythe. L’épilation à la pince ou à la cire finit au contraire par ralentir la repousse et permet toujours d’obtenir un visage à l’aspect soigné. Dans certains cas, tels l’ovale du visage ou le duvet de la lèvre supérieure, la décoloration par lotion des poils superflus est une solution plus douce, qui a aussi son efficacité.

2 - Mauvais choix du fond de teint :
La peau a une prédominance jaune ou rose. Les plus répandues sont les peaux à dominante jaune alors qu’on croit souvent le contraire. Il faut déterminer avec justesse le pourcentage de jaune et de rose que nécessite le fond de teint pour idéaliser l’aspect de la peau. En cas de doute, il est toujours préférable de pencher pour une dominante jaune, dorée plutôt que rose bleuté qui, souvent, éteint la luminosité naturelle de la peau, surtout que celle-ci penche naturellement vers le jaune.
Le fond de teint devrait s’harmoniser avec la teinte naturelle du cou, non celle de la main ou du front, parce que c’est avec la base de la mâchoire et le cou que le fond de teint doit se fondre. Le maquillage le plus parfait sera gâché s’il forme une «ligne de démarcation», là où s’arrête l’application du fond de teint et où commence la peau.

3 - Supprimer le poudrage du visage :
La poudre est incriminée à tort de tous les maux. Pourtant c’est un élément indispensable à la réalisation d’un maquillage soigné et stable, et aucun produit ne peut lui servir de substitut.
Il y a différentes qualités de poudre, et il faut toujours préférer une poudre très sèche qui n’alourdit pas le maquillage. Beaucoup de poudres sont trop «lourdes», trop denses et épaississent le maquillage. Ce n’est pas là le rôle de la poudre qui est de faire un effet «buvard» en absorbant l’excès de gras et d’humidité du fond de teint.
Si la poudre marque souvent certaines zones du visage, comme le contour des yeux, en accentuant les rides et ridules, cela peut être dû à sa qualité, comme nous venons de l’expliquer, mais c’est certainement aussi que trop de matière crémeuse avait été appliquée avant (fond de teint et correcteurs). La poudre colle donc sur cette matière et retire de l’élasticité à la peau, favorisant le plissement de celle-ci.

4 - «Brumiser» de l’eau sur le visage pour fixer le maquillage :
Penser que la «brumisation» fixe le maquillage est une erreur très répandue. Elle ne peut en aucun cas se substituer à la poudre, elle est complémentaire de cette dernière.
La «brumisation» d’eau sur le maquillage est parfois très utile, notamment lorsqu’on veut donner un aspect plus naturel à un maquillage très poudré. C’est notamment le cas sur les visages moins jeunes, manquant de tonicité. Elle dissout les particules de poudre qui n’ont pas pénétré dans le fond de teint et qui restent à la surface de la peau, lui donnant un aspect «enfariné».

5 - Oublier les lignes maîtresses:
Les structures du visage reposent sur des lignes essentielles représentées par les sourcils. Ces derniers doivent être épilés soigneusement en tenant compte de la morphologie générale du visage sur laquelle ils ont un effet immédiat. Si c’est nécessaire, on doit les redessiner plus ou moins fortement pour soutenir l’ensemble des expressions du visage, mais en aucun cas les sourcils doivent rester «natures».

6 - Pose de couleurs sur la peau nue :
Les sécrétions naturelles de la peau «accrochent» le blush ou le fard à paupières, formant des taches sombres et un effet «barbouillé». L’application de tout produit coloré en poudre doit être précédée d’un poudrage du visage.

7 - Les cils non recourbés :
Beaucoup de gens pensent que le fait d’appliquer une couche de mascara sur les cils suffit à agrandir l’œil. En fait, l’application du mascara sur des cils non recourbés préalablement resserre l’œil au lieu de l’ouvrir comme c’était l’intention.

8 - Mauvais choix des nuances sur une peau de couleur :
L’application de tons bleutés sur les gens de couleur donne un teint grisé et durcit les expressions. On doit recommander l’emploi de nuances orangées qui réchauffent et éclairent le visage.

9 - Mauvais fondu des nuances :
L’art du maquillage est l’art du fondu… Si les différentes couleurs et nuances ne sont pas fondues les unes dans les autres, le maquillage ressemble à un barbouillage.

10 - Trop de couleurs vives :
L’utilisation de couleurs vives peut produire un effet formidable pour dynamiser un visage lorsqu’elles sont appliquées en touches minimes. Mais lorsqu’elles sont appliquées en trop grande quantité ou lorsqu’elles constituent l’essentiel du maquillage, elles attirent l’attention sur les traits qu’elles recouvrent et «trônent» sur le visage plutôt que de le valoriser.

11 - Inadaptation du maquillage :
On conçoit difficilement qu’un même maquillage puisse se porter de 18 à 60 ans. Il ne faut pas voir ici un quelconque concept discriminatoire dû au vieillissement, car on peut être superbe à tout âge. Bien des choses changent toutefois avec le temps; on ne porte plus le même style de coiffure ou de vêtements, on vit différemment. Le choix du maquillage devrait changer aussi et s’adapter à ce changement.

12 - Ne pas adapter un style :
De nos jours, toutes les marques de produits proposent leur propre idée de la femme pour une saison donnée. Cette image leur sert de support publicitaire et promotionnel qui vise à promouvoir un type de produits ou de couleurs pendant un temps limité à quelques mois.
L’erreur consiste à recopier ces maquillages, sans tenir compte du fait qu’ils sont présentés sur un type de mannequin précis qui n’est souvent qu’une adolescente, et que sans une adaptation minutieuse à chaque cas, ils ne peuvent convenir à toutes les femmes. Le résultat ressemble alors à un masque.
Le conseil du jeudi
Alléger une silhouette «pomme»
Vous avez un petit ventre, et le reste de votre silhouette est bien proportionné ? La silhouette « pomme », c’est vous !

Pour vous avantager, donnez plus d’importance à vos épaules et dirigez l’attention ailleurs que sur votre ventre.

Portez un veston, une surchemise ou un blouson aussi souvent que possible et choisissez toujours un pantalon assez grand pour pouvoir le porter à la ceinture, jamais plus bas. Le pantalon qui passe sous le ventre le fera ressortir encore davantage.

Pour vos complets, préférez les styles plus épaulés; évitez le double boutonnage et ne boutonnez votre veston qu’en cas d’absolue nécessité.

Préférez les pulls sombres, décolletés en « V», ainsi que les polos et les vêtements qui comportent des détails vers le haut du corps. Choisissez-les coupés droit : les pulls et les chemises très amples écraseront et élargiront votre silhouette.
Côté manteaux, portez du mi-long et du long, des blousons; avec leurs poches coupées à la diagonale, ils donneront encore plus de volume au milieu du corps. Préférez aussi les modèles droits, sans ceinture.
Vous aimerez les pantalons droits, à un seul pli bien discret; les styles à multiples sont non seulement démodés… ils vous donneront une allure épouvantable ! Rappelez-vous que plus un pantalon sera ample à hauteur des hanches, plus vous semblerez rond.
Assurez-vous de toujours porter des pulls et des tee-shirts suffisamment longs pour bien couvrir votre ventre sans que vous ayez à tirer dessus.

Enfin, privilégiez les vêtements qui affichent une teinte plus sombre à hauteur du ventre, ou un détail (rayure, motifs… ) aux épaules ou vers le haut. En donnant de la largeur aux épaules, votre ventre semblera moins proéminent.
Tendance
Plus que jamais, le chapeau
Il y a les têtes à chapeau. Elles sont en général posées sur des cous de cygnes ou au moins sur des tailles élancées. C’est une injustice, mais le chapeau ne va pas à tout le monde et, pour certains, il est difficile d’adopter un couvre-chef sans se couvrir de ridicule. Simplement parce que, posé sur un ensemble trapu, il écrase la silhouette au lieu de lui donner, comme à d’autres, une certaine attitude.
C’est entendu, la mode cette année revisite les vieux placards en quête d’une gaîté difficile à trouver dans le nouveau millénaire. On est sixties, seventies, eighties, et chacune de ces périodes a adopté un galurin qui lui est propre. Dans la tendance cuir des années quatre-vingt, on retrouve la casquette de gendarme et la carrure idoine. Dans le romantisme des années soixante-dix, on a chiné des capelines façon Emmanuelle. Mais la palme revient au képi de titi parisien, serré aux tempes et joliment gonflé sur le sommet de la tête. Espiègle comme il se doit, il sait se faire oublier avec ses matières souples dans lesquelles vont s’enrouler les cheveux longs. En similicuir glacé qu’affectionnait cette période, ou en laine tricotée tendance hippie, c’est le chouchou qui flatte toutes les dégaines et leur donne un petit supplément léger et coquin.
RUBRIQUE RÉALISÉE PAR FIFI ABOU DIB
On en voit de plus en plus, hommes, femmes, jeunes, moins jeunes, avec un petit quelque chose qui clignote ici ou là. À l’oreille, cela n’a jamais surpris, pour les femmes, sauf quand il y en a trop. Depuis quelques années, les hommes s’y mettent. On dit que la boucle d’oreille masculine a été inventée par les cap-horniers, ces marins au long cours qu’on reconnaissait à leur ornement auriculaire. Les acupuncteurs savent qu’à un endroit précis du lobe de l’oreille, une pression ou une piqûre peuvent accentuer la vue, sens précieux aux gens de la mer. À part ça, qu’est-ce qui peut pousser quelqu’un à se faire des petits trous ?Le piercing est défini par «l’introduction d’un bijou dans des ouvertures apportées à certaines parties du corps : sourcils, pavillon de l’oreille, lèvres, langue, nez,...