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Le G14 veut faire payer les sélections à la Fifa

Réunis à Lyon, les grands clubs européens (G14) souhaitent que les instances du football (UEFA et Fifa) admettent rapidement les principes d’indemnisation des internationaux et de l’harmonisation du calendrier.
« Les clubs qui mettent à disposition prolongée leurs joueurs sont sans défense devant la Fifa et l’UEFA », résume Thomas Kurt, directeur général du G14, ce groupement d’intérêt économique européen (GEIE), créé il y a trois ans et qui regroupe désormais 18 clubs, dont Lyon, Marseille et le PSG, en France.
Une lettre officielle a ainsi été adressée à Sepp Blatter, président de la Fifa (Fédération internationale) et à Lennart Johansson, son homologue de l’UEFA (Fédération européenne).
« Il y a eu une démarche et nous attendons leur réaction », commente Thomas Kurt.
« Karl Heinz Rummenigge, le vice-président du Bayern Munich, nous a informés que l’UEFA lui avait donné un avis positif, même si ce n’est pas concret », explique Jean-Michel Aulas, le président de l’Olympique lyonnais, qui recevait pour la première fois chez lui ses homologues européens.
« Je pense que la Fifa ne va pas pouvoir s’exonérer d’une position qui paraît logique et qui est inexorable », conclut-il en ayant sûrement en tête les propos de Sepp Blatter à Doha lors du dernier congrès de la Fifa, qui avait balayé ces arguments. Cette première démarche s’accompagne de la rédaction d’une plainte auprès des tribunaux européens (Bruxelles ou Zurich), que pourraient engager les clubs à propos de l’article 37 du règlement de la Fifa, au cas où le dialogue engagé n’aboutit pas.
Ce texte stipule, concernant le statut et les transferts des joueurs, qu’un « club qui met l’un de ses joueurs à disposition n’a droit à aucune indemnité financière ».
Les avocats du G14, qui ont planché sur cet alinéa, y voient un abus de position dominante, que la Commission européenne pourrait censurer au cas où l’une de ses instances en serait saisie.
« Le G14 représente ce qui se fait de mieux, et cela lui donne donc du poids », reprend Jean-Michel Aulas, comme pour montrer qu’un certain bras de fer est engagé avant la prochaine assemblée générale du G14, le 17 février 2004 à Valence.
Car avec le calendrier de l’année 2004 en main, les dirigeants des puissants clubs du continent (Bayern Munich, Arsenal, Real Madrid, Milan AC, Juventus de Turin) se grattent en effet la tête : entre l’Euro des -21 ans, l’Euro, la Copa America, le tournoi olympique et les tournois qualificatifs en Afrique et en Amérique du Sud, la Coupe d’Afrique des Nations, certains clubs risquent de se voir priver pendant au moins quatre mois de quelques-unes de leurs recrues. « Les clubs sont toujours les vilains petits canards du football, explique Christophe Bouchet, président de l’Olympique de Marseille. Or, que je sache, ce sont eux qui paient les joueurs. »
Pendant ces périodes, les clubs n’ont donc pas leur équipe au complet : « Quand ils partent dans ces compétitions, il est logique qu’il y ait au moins une compensation, précise encore le boss de Marseille. On ne peut pas assumer tous les risques d’un côté, et de l’autre n’avoir aucun avantage. »
Les dirigeants des clubs ont ainsi évalué à 5 000 euros par jour le coût d’un international.
« Il y a unanimité sur ce dossier et nous espérons arriver à une solution pour l’Euro 2004 et la Coupe du monde 2006 », explique Jean-Michel Aulas.
Si une somme golbale de 171 millions d’euros est évoquée, les clubs ne veulent pas l’avouer publiquement : « Ce n’est pas une question de sommes, dit Thomas Kurt. C’est une question de principe seulement. S’il est reconnu, nous aurons bien le temps de donner un chiffre plus précis. »
Les dirigeants veulent donc pour le moment privilégier le dialogue, sans exclure aucune piste plus contraignante à terme. « Les clubs doivent défendre leurs intérêts légitimes, explique encore Thomas Kurt. Et si un intérêt légitime est violé, ces clubs sont obligés de se défendre. »
Réunis à Lyon, les grands clubs européens (G14) souhaitent que les instances du football (UEFA et Fifa) admettent rapidement les principes d’indemnisation des internationaux et de l’harmonisation du calendrier.« Les clubs qui mettent à disposition prolongée leurs joueurs sont sans défense devant la Fifa et l’UEFA », résume Thomas Kurt, directeur général du G14, ce groupement d’intérêt économique européen (GEIE), créé il y a trois ans et qui regroupe désormais 18 clubs, dont Lyon, Marseille et le PSG, en France.Une lettre officielle a ainsi été adressée à Sepp Blatter, président de la Fifa (Fédération internationale) et à Lennart Johansson, son homologue de l’UEFA (Fédération européenne).« Il y a eu une démarche et nous attendons leur réaction », commente Thomas Kurt.« Karl Heinz Rummenigge, le...