Rechercher
Rechercher

Actualités

INSOLITE

Les oubliés du rail
Les chemins de fer allemands ont « oublié » pendant près de trois heures une quarantaine de passagers dans une gare désaffectée près de Freibourg, en Forêt noire (Sud-Ouest). Ces voyageurs avaient dû quitter leur train en provenance de Freibourg à cause d’une coupure de courant causée par la chute d’un arbre sur un poteau électrique. Ne sachant pas combien de temps durerait la réparation, les chemins de fer allemands, la Deutsche Bahn, avaient commandé des bus chargés de mener à bon port les passagers. « Le poteau défectueux a été réparé plus rapidement que prévu, en moins d’une heure. Là-dessus, la Deutsche Bahn a décommandé les bus, pensant qu’ils n’étaient plus utiles. De son côté, le train est reparti sans ses voyageurs, le conducteur ne les ayant pas vus sur le quai et croyant qu’entre-temps ils avaient pris les bus », a expliqué un responsable de la Deutsche Bahn. Les voyageurs attendaient en réalité leurs bus de l’autre côté de la gare. Se trouvant dans une zone non couverte par le réseau de téléphonie portable, ils ne pouvaient alerter personne sur leur triste sort.
Des religieuses trop modernes
Les religieuses du monastère de Santa Catalina à Arequipa (sud du Pérou) ont écopé d’une amende de l’Institut national de la culture (INC) pour avoir troqué le vieux parquet en bois massif de leur église contre un carrelage moderne. Les sœurs dominicaines ont omis de consulter l’INC sur le changement concernant le sol de l’église qui fait partie d’un monastère vieux de plus de 400 ans et est classée comme monument historique. Quand l’INC a découvert les changements et le carrelage en mosaïque installé grâce aux fonds fournis par un fidèle de l’église, il a convoqué ses techniciens qui ont considéré cette transformation comme une atteinte au patrimoine historique de la ville. Les religieuses, conseillées par des spécialistes de l’archevêché d’Arequipa, ont reconnu leur erreur et accepté les décisions de l’INC. Elles vont devoir verser une amende de 93 000 soles (environ 27 000 dollars) à l’INC et essayer de réinstaller le vieux parquet de l’église. Si ceci s’avérait impossible, elles devraient en trouver un similaire.
Des moines surendettés
Une petite communauté de moines et moniales de rite grec-orthodoxe, qui vit dans l’abbaye de Luzé (Indre-et-Loire – France), a été condamnée en justice à régler ses dettes de photocopies, après avoir imprudemment passé un contrat de leasing. « Copiez à l’infini et dans la plus grande quiétude », lit-on sur le site Internet de la société NGR-France, fournisseur de la communauté Saint-Michel et Saint-Martin de Bois Aubry. Mais pour les quatre moines et les deux moniales de l’abbaye, la quiétude a été profondément troublée. Les moines, qui vivent des maigres revenus de leurs travaux d’édition et de la location de leurs chambres d’hôte n’ont pu acquitter leurs factures. D’autant plus lourdes qu’ils se sont retrouvés avec deux photocopieuses, ayant confié pour réparation leur ancien appareil à la société qui, au lieu de cela, leur a amené une deuxième machine. Bien qu’ayant restitué les appareils, la communauté doit encore payer 80 000 euros d’indemnité de résiliation de contrat alors que son budget représente moins de la moitié de cette somme. « C’est juridiquement correct mais moralement honteux », a estimé l’avocat de la communauté, Me Pierre Sarfaty, qui a obtenu le dépôt de bilan de l’association monacale pour gagner du temps et tenter d’obtenir à l’amiable une réduction de la dette.
L’erreur est humaine
Un Roumain, placé en détention provisoire sous l’accusation de trafic de drogue, a été relâché par erreur après avoir été pris pour un policier. Le prévenu, Marian Trasca, était sorti sous escorte d’une maison d’arrêt de Bucarest pour être entendu par un procureur. De retour, quelques heures plus tard, il s’est vu retirer les menottes par les deux policiers l’ayant accompagné au parquet juste avant d’entrer dans le commissariat. Alors que le policier qui devait le conduire dans sa cellule parlait au téléphone, les deux autres sont partis sans s’assurer que M. Trasca avait bien été incarcéré. Une fois la conversation terminée, le policier, pensant qu’il avait affaire à un confrère venant d’un autre commissariat, l’a aussitôt courtoisement conduit jusqu’à la sortie. Au total, neuf policiers impliqués dans cette affaire ont été sanctionnés.
« Collages » communistes
Une statue de Lénine au visage du chef du Parti communiste russe, Guennadi Ziouganov, a été érigée à Mymrino (région d’Oriol, centre de la Russie), le village natal de ce dernier. L’auteur du monument a coupé la tête d’une statue de Lénine et l’a remplacée par la tête sculptée de M. Ziouganov. Le monument a provoqué la colère du dirigeant communiste, qui a dénoncé une « provocation ». Elle serait ourdie par le parti pro-Kremlin Edinaïa Rossia (Russie unie), principal rival du PC aux législatives de décembre, selon les communistes locaux. La maison de Mymrino où M. Ziouganov avait passé son enfance a été achetée récemment pour 84 000 roubles (2 800 dollars) par un habitant de Moscou, qui collectionne les photos et les objets ayant appartenu au chef du PC. En commentant cette nouvelle, le dirigeant communiste avait alors ironisé : « Il ne reste plus qu’à prendre une statue de Lénine et y coller ma tête ». Cette boutade a inspiré le nouveau monument.
C’est nippon… ni mauvais !
Le wasabi, la moutarde forte japonaise, est monté au nez des féministes asiatiques de Seattle, la grande métropole du nord-ouest des États-Unis, depuis qu’un restaurant nippon de la ville offre ses spécialités sur le corps de serveuses nues. Sushis et sashimis sont artistiquement disposés sur le torse de jeunes modèles allongées sur une longue table de présentation, éclairée aux chandelles et parsemées de pétales de roses et de gingembre mariné. Si cette présentation inhabituelle semble faire un tabac chez les clients masculins du Bonzaï Asian Pub and Bistro de Seattle, les féministes asiatiques, elles, ne décolèrent pas. « L’être humain est totalement dévalué, si le corps passe désormais pour un simple objet, et les gens auront de plus en plus tendance à en abuser », souligne Norma Timbang, la directrice d’un centre familial asiatique de la ville. Les féministes ont manifesté leur émoi en organisant une manifestation publique baptisée « Contre la prostitution du sushi ». Quant au gérant du restaurant, Daniel Park, il ne démord pas. Il a souligné que s’il ignorait les origines culturelles du sushi servi sur un corps nu, il n’en représentait pas moins un authentique happening artistique et gastronomique. « Les serveuses nues, la nourriture et les convives forment une œuvre d’art spontanée qui change chaque fois que quelqu’un se sert un sushi », a-t-il fait valoir.
L’avion mystique de Guinée-Équatoriale
Boeing et Airbus n’ont qu’à bien se tenir : un Équato-Guinéen, d’une cinquantaine d’années, a médusé ses compatriotes en annonçant qu’il allait construire un avion de sept étages, 12000 mètres de long et pouvant transporter entre 300000 et 600000 passagers ! L’autoproclamé « constructeur d’avions » est apparu cette semaine en vieille veste noire et lunettes de soleil à la télévision publique de ce petit pays pétrolier d’Afrique centrale, où il a présenté ses croquis futuristes. « Je vais maintenant construire un des avions les plus grands jamais construits sur terre. Il mesurera 12000 mètres, aura sept étages et pourra transporter entre 300 000 à 600 000 personnes », a-t-il assuré. « Il faudra seulement que les aéroports adaptent leurs pistes à ses dimensions », a admis l’inventeur, en dévoilant ses dessins « un peu lunatiques » à la télévision, qui a qualifié le futur avion de « mystique ». En Guinée-Équatoriale, où les pratiques de sorcellerie sont très répandues, l’avion mystique permet à un sorcier de se déplacer de nuit à la vitesse du son à travers les continents, expliquent les initiés. Une vieille histoire de l’ethnie Fang – majoritaire à plus de 80 % dans le pays – rapporte qu’un vieillard habitant un village perdu en pleine jungle avait prétendu un jour s’être rendu aux États-Unis en avion mystique pour négocier un plan de développement de son village. Personne n’y prêta attention. Mais la surprise des villageois fut immense quand, quelques jours plus tard, des Américains débarquèrent au village et reconnurent le vieillard, assure la légende.
Les oubliés du railLes chemins de fer allemands ont « oublié » pendant près de trois heures une quarantaine de passagers dans une gare désaffectée près de Freibourg, en Forêt noire (Sud-Ouest). Ces voyageurs avaient dû quitter leur train en provenance de Freibourg à cause d’une coupure de courant causée par la chute d’un arbre sur un poteau électrique. Ne sachant pas combien de temps durerait la réparation, les chemins de fer allemands, la Deutsche Bahn, avaient commandé des bus chargés de mener à bon port les passagers. « Le poteau défectueux a été réparé plus rapidement que prévu, en moins d’une heure. Là-dessus, la Deutsche Bahn a décommandé les bus, pensant qu’ils n’étaient plus utiles. De son côté, le train est reparti sans ses voyageurs, le conducteur ne les ayant pas vus sur le quai et...