« Je ne compte pas manquer l’Euro 2004. » Les Norvégiens sont prévenus, Raul est extrêmement motivé. L’attaquant vedette du Real Madrid ne compte pas sortir la tête basse de la double confrontation qui va opposer la sélection espagnole à la Norvège. Cet état d’esprit résume d’ailleurs assez bien l’ambiance qui règne au sein de la sélection ibérique. Après avoir été devancés lors des éliminatoires par la Grèce, les Espagnols ne souhaitent pas revivre une même mésaventure. Pour ce faire, les hommes d’Inaki Saez devront faire exploser la muraille norvégienne dès aujourd’hui à Valence. Les Scandinaves savent que le défi qui leur est proposé est très délicat, mais pas impossible d’autant que le match retour se jouera mercredi à domicile.
Les Pays-Bas pour effacer l’échec de 2002
À Glasgow, les Néerlandais auront à cœur d’effacer la déception des éliminatoires de la Coupe du monde 2002. On s’en souvient, les Bataves avaient été définitivement éliminés de la course à la qualification après une défaite en terre irlandaise. Cette fois, leur billet pour l’Euro 2004 se joue toujours outre-Manche mais un peu plus au nord-est, en Écosse. Leur mission est simple : obtenir un bon résultat et si possible marquer à l’extérieur. Cela semble dans les cordes des hommes de Dick Advocaat. Ce dernier a d’ailleurs déclaré qu’il quitterait la tête de la sélection si ses hommes venaient à être éliminés. Du côté écossais, on sait qu’on ne part pas favori mais on y croit. À l’image de Berti Vogts. Sur le site officiel de l’UEFA, l’Allemand a déclaré que son équipe, même privée de Paul Lambert blessé, avait « toutes ses chances ».
Galles pour l’histoire
C’est également ce qu’espèrent les Gallois. Du côté de Cardiff, c’est tout un peuple qui attend avec impatience la double confrontation face à la Russie. Frustrée depuis de nombreuses décennies, la sélection galloise, sans Craig Bellamy ni Simon Davies, a une chance quasi historique de se qualifier pour le rendez-vous portugais de juin prochain. C’est sans doute pour cela que les Russes se méfient et devront faire la différence dès l’aller à Moscou sous peine de vivre un retour plus que pénible du côté du Millenium Stadium de Cardiff.
Dans les autres rencontres, les troisièmes des deux dernières Coupes de monde, la Turquie (en Lettonie) et la Croatie (qui reçoit la Slovénie) ont la faveur des pronostics. Pour autant, Lettons et Slovènes peuvent surprendre et n’auront, surtout les Baltes, rien à perdre face à des adversaires qui leur sont supposés supérieurs.


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