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Changes et Bourses Dollar résistant à la baisse



Le dollar a présenté une résistance aux influences baissières dues au recul de 0,3 % des ventes de détail aux États-Unis en octobre après 0,4 % en septembre, laissant craindre un ralentissement conjoncturel. Cela d’autant que les marchés venaient d’apprendre de la Fed que la production industrielle US a progressé de 0,2 % seulement contre 0,5 % pendant la même période. À cela aurait contribué l’annonce par le département US du Travail que les prix à la production ont bondi de 0,8 % en octobre, au lieu de 0,2 %, témoignant de l’existence d’une surchauffe économique pavant la voie à un prochain resserrement du crédit. Cette perspective a été renforcée par les propos attribués au président de la Réserve de Philadelphie, Anthony Santomero, selon lesquels les bas taux d’intérêt en vigueur aux États-Unis ne pourront pas demeurer indéfiniment à ce niveau même si un relèvement par la Fed n’est pas obligatoire. Il en est de même de la hausse à 93,5 pts de l’indice de confiance des consommateurs dans l’économie aux États-Unis en novembre contre 89,6 pts en octobre selon l’Université du Michigan, au lieu de 91,3 pts comme attendu. Dans ces conditions, les opérateurs ont ignoré l’annonce dans la matinée par Eurostat que le PIB de la zone euro a renoué avec la croissance au 3e trimestre avec une hausse de 0,4 % par rapport au second trimestre ainsi qu’au Japon où il a progressé de 0,6 % pendant la même période. L’euro, qui avait fait une brève incursion au-dessus du seuil de 1,18 $, ne tardait pas ainsi à subir la pression de quelques ventes bénéficiaires. En effet, le billet vert s’est négocié à New York à 1,1780 pour un euro contre 1,1730 la veille, à 1,6870 pour un sterling contre 1,6875, à 108,25 yens contre 108,10 et à 1,3275 FS contre 1,3370.
En Bourse, les marchés US étaient en baisse en fin de journée sur des prises de bénéfices en dépit de bonnes nouvelles économiques, en particulier la hausse de la confiance des consommateurs et les signes de surchauffe. Pourtant, les opérateurs, déçus par la dégradation des ventes de détail en raison de la mauvaise performance du secteur automobile et inquiets du scandale des fonds mutuels, ont donc estimé devoir rester sur la défensive. Au contraire, les Bourses européennes ont enregistré une nouvelle et sensible hausse, profitant de la publication de bons chiffres de la croissance dans la zone euro et de nouvelles encourageantes de certaines grandes sociétés.
À Beyrouth, le dollar était toujours recherché par certaines banques à des fins de couverture de leurs positions de change. Il a continué à être négocié à des cours supérieurs au haut de la fourchette d’intervention de la BDL, entre 1 516,50 et 1 517,50 LL.
À la Bourse de Beyrouth, la tendance était partagée entre la hausse de 50 787 actions A de Solidere de 4,18 à 4,30 $ et la baisse de 200 actions B de la même société de 4,40 à 4,30 $, alors que 1 050 actions C de la Byblos Bank et 7 000 certificats GDR de la Blom Bank se maintenaient à 1,70 $ et à 23 $ respectivement.
Élie KAHWAGI
Le dollar a présenté une résistance aux influences baissières dues au recul de 0,3 % des ventes de détail aux États-Unis en octobre après 0,4 % en septembre, laissant craindre un ralentissement conjoncturel. Cela d’autant que les marchés venaient d’apprendre de la Fed que la production industrielle US a progressé de 0,2 % seulement contre 0,5 % pendant la même période. À cela aurait contribué l’annonce par le département US du Travail que les prix à la production ont bondi de 0,8 % en octobre, au lieu de 0,2 %, témoignant de l’existence d’une surchauffe économique pavant la voie à un prochain resserrement du crédit. Cette perspective a été renforcée par les propos attribués au président de la Réserve de Philadelphie, Anthony Santomero, selon lesquels les bas taux d’intérêt en vigueur aux États-Unis...