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Armement Campagne internationale contre les bombes à fragmentation

Plus de 80 organisations non gouvernementales du monde entier, dont Human Rights Watch (HWR) et Handicap International, ont lancé hier à La Haye une campagne contre les bombes à fragmentation, en dénonçant leur « coût humain inacceptable », notamment pour les enfants.
Très utilisées, notamment par l’armée américaine, lors des récents conflits en Afghanistan et en Irak, les bombes à fragmentation sont conçues pour disperser sur un secteur étendu des mini-munitions censées exploser au contact des cibles. Les experts estiment cependant que de 5 à 30 % d’entre elles n’explosent pas sur le moment et constituent un danger permanent pour les populations civiles, notamment les enfants. Handicap International évoque le cas de Wahid, un garçon irakien de 12 ans, attiré par un objet métallique étrange près de chez lui. L’objet était en fait une sous-munition non explosée et éclata dès qu’il s’en saisit. Bilan : la main droite arrachée, trois doigts de la main gauche amputés et de multiples éclats de métal dans le genou, la cheville et le crâne. L’incident a eu lieu le 29 juin à Kerbala, soit plusieurs semaines après la fin de la guerre. « Ces armes continuent de détruire des vies bien après la fin des conflits. Les munitions non explosées deviennent comme des mines antipersonnel », a souligné Paul Hannon, directeur de l’ONG Action Mines au Canada, lors de la réunion de La Haye. « En Irak, la situation est particulièrement grave, car on estime que des dizaines de milliers de sous-munitions non explosées » jonchent le sol, a estimé Steve Goose, un représentant de HWR. S’il considère que les bombes à fragmentation ne violent pas systématiquement les Conventions de Genève sur la protection des civils, il plaide pour des restrictions dans l’utilisation ainsi que la destruction des vieux modèles.
Les ONG regroupées à La Haye ont décidé de militer pour des dispositions contraignantes forçant les États utilisateurs à prendre leurs responsabilités en terme de déminage et d’assistance aux victimes. Ce sera un des points de discussion lors des négociations sur un nouveau protocole de la Convention sur les armes conventionnelles, fin novembre à Genève.
Elles plaident également pour un moratoire sur l’utilisation et la commercialisation en attendant la mise au point de systèmes plus performants. Parmi les 58 États qui possèdent des bombes à fragmentation dans leur arsenal, beaucoup sont déjà opposés à des exigences techniques contraignantes, a-t-il souligné lors d’un discours prononcé à l’occasion du lancement de la campagne. Les États-Unis, la Chine et la Russie détiennent les stocks les plus importants de bombes à fragmentation.
Plus de 80 organisations non gouvernementales du monde entier, dont Human Rights Watch (HWR) et Handicap International, ont lancé hier à La Haye une campagne contre les bombes à fragmentation, en dénonçant leur « coût humain inacceptable », notamment pour les enfants.Très utilisées, notamment par l’armée américaine, lors des récents conflits en Afghanistan et en Irak, les bombes à fragmentation sont conçues pour disperser sur un secteur étendu des mini-munitions censées exploser au contact des cibles. Les experts estiment cependant que de 5 à 30 % d’entre elles n’explosent pas sur le moment et constituent un danger permanent pour les populations civiles, notamment les enfants. Handicap International évoque le cas de Wahid, un garçon irakien de 12 ans, attiré par un objet métallique étrange près de chez lui....