Ce nouvel indicateur de l’Institut national de la statistique et des études économiques, publié une semaine avant les traditionnels « premiers résultats » de la croissance, montre en effet que le PIB a augmenté « de 0,3 % à 0,4 % » au troisième trimestre par rapport au second.
La France fait donc un petit peu mieux que l’Allemagne, qui est, elle, sortie de récession au troisième trimestre avec +0,2 % mais devrait connaître une croissance annuelle sans doute au mieux nulle en 2003.
L’indice publié par l’Insee n’avait suscité aucune réaction officielle jeudi à la mi-journée. Pourtant, début octobre, beaucoup craignaient une récession, à la fois « technique » (deux trimestres consécutifs de recul du PIB) et sur l’année.
C’était le cas de la Caisse des dépôts et consignations, dont l’indicateur avancé mentionnait le 6 octobre un troisième trimestre à -0,1 % de croissance, chiffre retenu également pour la croissance annuelle.
L’information publiée hier par l’Insee ne détaille pas les composantes de la croissance qui ont permis le calcul.
Mais, au vu de résultats récents, les économistes pensent que la hausse du PIB a été soutenue par la consommation des ménages, tant en produits manufacturés qu’en énergie ou en services, et par le commerce extérieur, resté excédentaire en septembre.
« On se contente de ce qu'on a », commente Marc Touati, de Natexis Banques populaires. Pour lui, les données actuelles ne sont pas encore de nature « à contenter les entreprises à la recherche de débouchés et les particuliers qui sont au chômage ou luttent pour ne pas y être ».
Il relève que l'inflation a été forte en octobre, +0,3 %, certes à cause d'une nouvelle forte hausse du tabac (+6,8 %), mais que la tendance devrait se poursuivre avec la récente augmentation du pétrole ou celle, traditionnelle à cette saison, des vêtements et des jouets. Anne Beaudu, du Crédit agricole, confirme que le contexte « mitigé » et que la croissance restera sans doute « molle ».
Ces économistes attendent maintenant la concrétisation au quatrième trimestre du regain d’espoir clairement perceptible dans les récentes enquêtes d’opinion auprès des chefs d’entreprise.


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