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Changes et Bourses Rechute du dollar après le déficit commercial US


Comme on pouvait s’y attendre, le dollar a été de nouveau sous pression face à l’ensemble des devises, notamment l’euro, en raison d’un regain d’inquiétudes à propos de l’économie US alimentées par le creusement du déficit commercial des États-Unis. Celui-ci a augmenté de 4,4 % en septembre à 41,3 mds $, soit un chiffre plus mauvais que ce que prévoyaient les analystes qui tablaient sur 40,2 mds $. Ce développement, qui a mis un terme à une longue série d’indicateurs US positifs, a surpris les marchés d’autant qu’il a été suivi par l’annonce d’une augmentation de 13 000 du nombre des demandeurs d’allocations chômage aux États-Unis la semaine dernière (à 366 000) en raison vraisemblablement de plusieurs suppressions d’emplois non agricoles entraînées par l’affaiblissement de l’économie. Plus tôt dans la journée, les opérateurs s’étaient montrés rassurés par la publication de bons chiffres de la croissance dans les deux principales économies de la zone euro. Au 3e trimestre, le PIB a progressé de 0,2 % en Allemagne, après 2 trimestres de recul, et de 0,3 % en France, après -0,3 % au deuxième, confirmant que leurs économies ont échappé à la récession. Dans ce contexte, l’annonce par le chef des conseillers économiques de la Maison-Blanche Gregory Mankiw, que son gouvernement tablait sur un rythme de croissance supérieur à 3,3 % en 2004, est passée comme inaperçue. Les opérateurs ont ainsi continué de privilégier toutes les autres grandes monnaies sur le dollar qui s’est finalement négocié à New York sur un ton faible à 1,1730 pour un euro contre 1,1640 la veille, à 1,6850 pour un sterling contre 1,6735, à 1,3375 FS contre 1,3510 et à 108,15 yens contre 108,80.
En Bourse, les marchés US étaient dans le rouge hier en fin de journée, sur des prises de bénéfices après les gains de la veille. Non seulement les mauvais chiffres de la balance commerciale et de l’emploi aux États-Unis ont déçu les investisseurs, mais aussi les résultats de Wal-Mart au 3e trimestre qui ont éclipsé les bonnes nouvelles des semi-conducteurs. Quant aux Bourses européennes, elles ont pour la plupart terminé en légère hausse grâce à une salve de résultats trimestriels encourageants de grands groupes du Vieux Continent.
À Beyrouth, la persistance de plusieurs positions à découvert en dollar, constituées par quelques grandes banques lors de leurs souscriptions dans les certificats de dépôts émis par la BDL à 3 ans le mois dernier, l’a maintenu toujours à un niveau supérieur au haut de sa fourchette d’intervention fixé à 1 514 LL. Il a continué ainsi à être négocié entre 1 516,50 et 1 517,50 LL sur le marché interbancaire.
À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse de 600 actions B de Solidere de 4,30 à 4,40 $ et la baisse de 3 417 actions A de la même société de 4,23 à 4,18 $ ainsi que de 1 000 actions de Beirut Global Fund de 100,6 à 100,1 $, alors que 4 358 actions C de la Byblos Bank et 15 000 certificats GDR de la Blom Bank se maintenaient à 1,7 $ et à 23 $ respectivement.
Élie KAHWAGI
Comme on pouvait s’y attendre, le dollar a été de nouveau sous pression face à l’ensemble des devises, notamment l’euro, en raison d’un regain d’inquiétudes à propos de l’économie US alimentées par le creusement du déficit commercial des États-Unis. Celui-ci a augmenté de 4,4 % en septembre à 41,3 mds $, soit un chiffre plus mauvais que ce que prévoyaient les analystes qui tablaient sur 40,2 mds $. Ce développement, qui a mis un terme à une longue série d’indicateurs US positifs, a surpris les marchés d’autant qu’il a été suivi par l’annonce d’une augmentation de 13 000 du nombre des demandeurs d’allocations chômage aux États-Unis la semaine dernière (à 366 000) en raison vraisemblablement de plusieurs suppressions d’emplois non agricoles entraînées par l’affaiblissement de...