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Mauresmo manque encore de constance au plus haut niveau

La Française Amélie Mauresmo aurait bien aimé terminer l’année sur une bonne note en remportant le Masters féminin, mais elle a été victime de son inconstance et d’une Kim Clijsters en état de grâce.
Résultat, Mauresmo est complètement passée à côté du sujet.
À chaud, elle a peiné à trouver une explication plausible à cette défaite, tout en se déclarant, à juste titre, déçue par la manière. « Je ne sais pas si c’était psychologique ou physique, mais c’est vrai que j’étais fatiguée », a-t-elle dit en conférence de presse.
« Après ses deux bons matchs de vendredi et de dimanche, un troisième match de haut niveau à la suite, cela faisait peut-être trop pour elle », estimait pour sa part son entraîneur, Loïc Courteau. Mais si la fatigue peut être une explication, c’est plutôt la Belge Clijsters qui aurait dû en être la victime, elle qui a gagné le simple et perdu en finale du double à ce Masters, et qui a disputé cette saison pas moins de 15 finales en simple sur le circuit, 15 finales couronnées de 9 titres.

Baisses de régime
À la décharge de la Française, on peut toutefois arguer qu’elle n’a pas disputé une saison pleine par la faute de blessures qui ne l’ont pas épargnée. Mais on peut aussi se dire que ces jours d’arrêt forcé auraient pu lui apporter un petit supplément de fraîcheur par rapport à ses adversaires au Masters.
Sur la lancée de sa victoire au tournoi de Philadelphie il y a neuf jours, Amélie s’était présentée à Los Angeles avec des ambitions raisonnables et un objectif : monter en régime au fil des rencontres, la formule nouvelle du Masters lui autorisant un droit à l’erreur, voire même deux, ce qui fut le cas.
Cueillie a froid par l’Américaine Chanda Rubin le premier jour, elle s’était imposée ensuite face à une Elena Dementieva bien terne il est vrai, avant de rechuter face à Clijsters et de se frayer quand même un chemin jusqu’en demi-finale grâce à la victoire surprise de la Russe Dementieva sur Rubin samedi.
Le beau succès de dimanche sur la Belge Justine Henin-Hardenne avait laissé croire qu’elle avait franchi un cap, ce que pensait d’ailleurs Guy Forget, capitaine de l’équipe de France féminine en Fed Cup. Mais la rude défaite face à Clijsters lui rappelle son inconstance.
Tout reste néanmoins possible pour une joueuse qui, quand elle atteint sa plénitude, peut rivaliser avec les meilleures, voire les battre. Son tennis offensif avec un grand service et des montées décidées au filet est très apprécié du public et des puristes qui comprennent mal, parfois, ses baisses de régime.
Ambitieuse, la Française sait dans son for intérieur qu’elle a le jeu pour briguer un jour la place de n° 1 mondiale, un objectif qui est à sa portée comme l’a souligné elle-même l’actuelle titulaire, Justine Henin-Hardenne. Rendez-vous est pris pour 2004, après la Fed Cup de la semaine prochaine.
La Française Amélie Mauresmo aurait bien aimé terminer l’année sur une bonne note en remportant le Masters féminin, mais elle a été victime de son inconstance et d’une Kim Clijsters en état de grâce.Résultat, Mauresmo est complètement passée à côté du sujet.À chaud, elle a peiné à trouver une explication plausible à cette défaite, tout en se déclarant, à juste titre, déçue par la manière. « Je ne sais pas si c’était psychologique ou physique, mais c’est vrai que j’étais fatiguée », a-t-elle dit en conférence de presse.« Après ses deux bons matchs de vendredi et de dimanche, un troisième match de haut niveau à la suite, cela faisait peut-être trop pour elle », estimait pour sa part son entraîneur, Loïc Courteau. Mais si la fatigue peut être une explication, c’est plutôt la Belge...