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Changes et Bourses Vulnérabilité du dollar et des bourses

Le dollar était relativement sous pression hier face à l’ensemble des devises, sur des marchés des changes autrement calmes en l’absence de statistiques US à l’occasion du Veteran’s Day. Il a souffert de la progression de l’indice ZEW mesurant les prévisions de conjoncture en Allemagne dans le secteur financier de 60,3 points en octobre à 67,2 points en novembre, son plus haut niveau depuis juillet 2002. Ce phénomène n’a pas tardé à privilégier l’euro, qui a trouvé appui aussi dans la hausse de l’excédent commercial allemand à 14,3 mds EUR et des comptes courants à 9,3 mds EUR en septembre. Par ailleurs, la monnaie unique a également profité des commentaires du chef économiste de la BCE, Otmar Issing, laissant entendre qu’il n’y aura plus de baisse des taux d’intérêt dans la zone euro, surtout après l’annonce d’une très légère hausse de 1,2 % de l’inflation en Allemagne le mois dernier sur un an. En revanche, le dollar n’a pas pu mettre pleinement à profit l’aggravation du déficit commercial britannique de 4,8 mds de £ en septembre ainsi que des anticipations du marché sur une possible intervention de la Banque du Japon en sa faveur pour juguler la hausse du yen, qualifiée de trop élevée par le ministre nippon des Finances Sadakazu Tanigaki. « Nous prendrons les mesures appropriées au moment approprié s’il y a d’importantes fluctuations » a-t-il déclaré hier lors d’une conférence de presse. Cela étant et eu égard à la faiblesse persistante de Wall Street, le dollar s’est finalement négocié à New York sur un ton vulnérable à 1,1510 pour un euro contre 1,1485 la veille, à 1,3625 FS contre 1,3705, mais à 1,6660 pour un sterling contre 1,6710 et à 108,75 yens contre 108,80.
En bourse, les marchés US ont continué de battre en retraite au terme d’une séance très calme en raison de l’absence d’un grand nombre d’opérateurs à l’occasion du Veteran’s Day. La tendance a été tirée vers le bas par la haute technologie après qu’Oracle eut annoncé qu’il pourrait être contraint de renoncer à son offre de rachat de PeopleSoft. Ce développement a relégué au second plan les prévisions optimistes concernant le secteur de la distribution aux États-Unis. Phénomène identique en Europe où la plupart des bourses ont fini dans le rouge sous la conduite des semi-conducteurs en particulier.
À Beyrouth, la persistance de plusieurs positions à découvert en dollar, constituées par certaines banques lors de leurs souscriptions dans les certificats de dépôt de la BDL le mois dernier, a continué de le soutenir contre la livre. Il a été ainsi recherché afin de couvrir ces positions entre 1 517 et 1 517,50 LL mais dans des échanges très minces.
À la Bourse de Beyrouth, le marché a été légèrement tiré vers le haut par la progression de 5 550 actions A de Solidere de 4,19 à 4,23 $, alors que 300 actions B de la même société se maintenaient à 4,30 $ ainsi que 1 000 actions C de la Byblos Bank à 1,70 $, 200 certificats GDR de la Blom Bank à 23 $ et 50 actions du Beirut Interbank fund à 106 $.
Élie KAHWAGI
Le dollar était relativement sous pression hier face à l’ensemble des devises, sur des marchés des changes autrement calmes en l’absence de statistiques US à l’occasion du Veteran’s Day. Il a souffert de la progression de l’indice ZEW mesurant les prévisions de conjoncture en Allemagne dans le secteur financier de 60,3 points en octobre à 67,2 points en novembre, son plus haut niveau depuis juillet 2002. Ce phénomène n’a pas tardé à privilégier l’euro, qui a trouvé appui aussi dans la hausse de l’excédent commercial allemand à 14,3 mds EUR et des comptes courants à 9,3 mds EUR en septembre. Par ailleurs, la monnaie unique a également profité des commentaires du chef économiste de la BCE, Otmar Issing, laissant entendre qu’il n’y aura plus de baisse des taux d’intérêt dans la zone euro, surtout...