L’engagement du Premier ministre Tony Blair aux côtés des États-Unis lors de la guerre en Irak et l’importante population musulmane vivant en Grande-Bretagne font qu’il existe désormais une « possibilité sérieuse » d’un attentat-suicide à Londres, estime un rapport du Control Risk Group, un cabinet de consultants spécialisé dans l’étude des risques pour les entreprises.
« Londres est devenue la cible terroriste prééminente en Europe de l’Ouest », a expliqué Jake Stratton, directeur du rapport de Control Risk Group portant sur la sécurité dans 195 pays. « Au cours de l’année écoulée, la Grande-Bretagne a renforcé aux yeux du monde islamique sa position d’allié majeur des États-Unis », a-t-il expliqué.
Les risques d’attentat à Londres sont passés de « faibles » à « moyens » par rapport à l’année dernière, alors qu’ils restent « faibles » dans le reste de l’Europe occidentale et aux États-Unis.
Si les États-Unis demeurent globalement une cible de choix pour les terroristes, plusieurs villes sont potentiellement visées, ce qui réduit les risques pour chaque ville prise individuellement, selon M. Stratton.
Au contraire, Londres, seule ville britannique où se concentrent les pouvoirs politique et économique, est une « cible très attirante pour les extrémistes islamistes », selon lui.
Une attaque terroriste à Londres prendrait vraisemblablement la forme d’un attentat-suicide, soit par un terroriste bardé d’explosifs, soit par la déflagration d’un véhicule piégé, estiment les auteurs du rapport.
Tout comme le chef de Scotland Yard, les analystes du Control Risk Group jugent qu’un attentat dans la capitale britannique est inévitable à plus ou moins long terme.
Selon ce rapport, le Burundi, la Somalie et le Liberia comptent parmi les pays les plus dangereux du monde. L’Irak, l’Afghanistan, le Pakistan et la Colombie sont également considérés comme des pays à risque « élevé ». En Europe, Kosovo, Albanie et Bosnie prennent la tête des pays les plus dangereux.


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