Rechercher
Rechercher

Actualités

Mais qu’est-ce qui fait donc courir Niki Lauda?(PHOTO)

L’ancien pilote autrichien Niki Lauda, un survivant du sport automobile, vient de faire un retour remarqué dans le transport aérien, trois ans après avoir divorcé dans la douleur de la compagnie nationale Austrian Airlines (AUA). Le triple champion du monde de Formule 1 a pris une participation majoritaire dans la filiale autrichienne de la compagnie charter allemande Aero Lloyd, en faillite depuis le 16 octobre, pour en faire « une compagnie à petits prix avec un service de luxe ».
« Le moment est propice », a-t-il déclaré au magazine News pour expliquer son retour dans un secteur très concurrentiel et alors que les compagnies aériennes à bas prix se battent dans le ciel autrichien contre AUA. « Le contexte est favorable aux petites compagnies parce que AUA est en grosse difficulté. Il y a des parts de marché à prendre », a estimé le champion qui est également pilote breveté sur Boeing 707. En 1979, Niki Lauda, 54 ans, dont la fortune personnelle est estimée à quelque 37 millions d’euros, avait créé Lauda Air, une compagnie charter introduite en Bourse en 1990 après l’obtention d’une concession pour les vols réguliers internationaux. Quelques années plus tard, Lauda Air possédait une flotte de 19 avions et employait 600 personnes, dont 180 pilotes. En 1997, la compagnie transportait 1,5 million de passagers mais, secouée par des turbulences, elle avait été vendue en 2001 à AUA, qui possédait déjà 30 % de ses parts.
Lauda était alors revenu au sport automobile en devenant, en août 2001, directeur de l’écurie britannique de Formule 1 Jaguar, filiale du constructeur automobile américain Ford. En novembre 2002, il était remercié après que l’écurie se fut classée à la 7e place du championnat du monde des constructeurs avec seulement huit points au compteur.
Chez AUA, le retour de Lauda dans le transport aérien fait grincer des dents. « Il a déjà échoué une fois. Je crains qu’il ne réussisse pas davantage cette fois-ci », a pronostiqué Rudolf Novak, membre du conseil d’administration de la compagnie nationale. « J’aime entreprendre alors que d’autres préfèrent se plaindre », lui a répondu Lauda, légende vivante dans son pays depuis son terrible accident d’août 1976 lorsque, sur le circuit du Nurburgring en Allemagne, sa Ferrari s’était transformée en torche.
Retiré grièvement brûlé du cockpit, on vint lui administrer l’extrême-onction sur son lit d’hôpital... Depuis, le visage à jamais marqué, il porte une éternelle casquette rouge pour cacher ses cicatrices. Andreas Nikolaus Lauda est né le 22 février 1949 à Vienne et il n’a pas vingt ans lorsque en 1968, sans en avertir ses parents, il effectue sa première course automobile au volant d’une Mini Cooper offerte par sa grand-mère. Il dispute son premier Grand Prix de F1 en 1971 avec March, une écurie qu’il quitte en 1973 pour BRM.
Ce n’est qu’avec Ferrari que sa carrière décolle vraiment: première pole position en Afrique du Sud puis première victoire, en avril 1974, en Espagne. Puis vient 1975, une année riche en succès: Monaco, Zolder (Suède), Anderstorp (Belgique), Le Castellet (France) et Watkins Glen (États-Unis). C’est l’année également où il remporte son premier titre de champion du monde.
En 1977, Niki Lauda obtient son deuxième titre de champion du monde avec Ferrari. Mais en 1982, il entre chez McLaren avec qui il devient, deux saisons plus tard, champion du monde pour la troisième fois. Il quitte la F1 en novembre 1985 avec à son actif 25 victoires en Grand Prix. Mais Niki Lauda n’a jamais réellement abandonné l’automobile, sa première passion. Début octobre, il a lancé à Vienne Laudamotion, une entreprise de location de voiture à un euro par jour.
L’ancien pilote autrichien Niki Lauda, un survivant du sport automobile, vient de faire un retour remarqué dans le transport aérien, trois ans après avoir divorcé dans la douleur de la compagnie nationale Austrian Airlines (AUA). Le triple champion du monde de Formule 1 a pris une participation majoritaire dans la filiale autrichienne de la compagnie charter allemande Aero Lloyd, en faillite depuis le 16 octobre, pour en faire « une compagnie à petits prix avec un service de luxe ».« Le moment est propice », a-t-il déclaré au magazine News pour expliquer son retour dans un secteur très concurrentiel et alors que les compagnies aériennes à bas prix se battent dans le ciel autrichien contre AUA. « Le contexte est favorable aux petites compagnies parce que AUA est en grosse difficulté. Il y a des parts de marché à...