Le dollar est resté ferme face aux autres grandes monnaies hier sur les marchés des changes, résistant à la hausse des taux britanniques et aux bons chiffres économiques en provenance de la zone euro. La décision de la Banque d’Angleterre de relever son principal taux directeur de 3,50 à 3,75 %, l’annonce d’une hausse de 0,9 % des commandes dans l’industrie allemande en septembre et la diminution de 55 100 personnes du nombre des chômeurs en Allemagne en octobre à 4,152 millions ont laissé les opérateurs de marbre vis-à-vis du sterling et de l’euro. À cela aurait contribué la publication d’indicateurs US qui semblaient désormais être systématiquement dans le haut de la fourchette des attentes des marchés. D’un côté, les demandes d’allocations chômage aux États-Unis ont diminué de 43 000 pour totaliser 348 000 à la fin de la semaine dernière alors qu’on tablait en moyenne sur 380 000, témoignant de l’ampleur des créations d’emplois non agricoles entraînées par la vigueur de l’économie. Ce sentiment a été renforcé, d’un autre côté, par l’annonce d’une hausse de 8,1 % de la productivité US au 3e trimestre contre 7 % au 2e, confirmant que la reprise conjoncturelle est installée pour de bon aux États-Unis. Cela étant, les opérateurs ont ignoré la mise en garde lancée hier par le président de la Fed, Alan Greenspan, contre les déficits budgétaire et de paiement qui risquent de déstabiliser l’économie US à l’avenir. Pourtant, l’attente des chiffres du chômage US en octobre aujourd’hui a empêché le dollar de préserver tous ses gains de la journée, le faisant négocier finalement à New York à 1,1410 pour un euro, après 1,1385, contre 1,1435 la veille, à 1,6675 pour un sterling, après 1,6650, contre 1,6735, à 110,25 yens contre 109,95 et à 1,3775 FS contre 1,3695.
En Bourse, les marchés US étaient, au contraire, moins unanimes à la hausse malgré leur redressement technique en clôture. Ils ne sont pas parvenus à profiter pleinement des bonnes nouvelles économiques et des bons résultats trimestriels chez Cisco en raison des prises de bénéfices intervenues avant les chiffres de l’emploi aux États-Unis aujourd’hui. En revanche, les Bourses européennes ont terminé en nette hausse, encouragées par les espoirs de reprise économique des deux côtés de l’Atlantique.
À Beyrouth, le dollar continuait à être recherché à des cours supérieurs au haut de la fourchette d’intervention de la BDL, maintenu à 1 514 LL, en l’absence d’une contrepartie valable à l’offre à ce taux. Il s’est, en effet, négocié entre 1 516 et 1 517 LL sur le marché interbancaire toute la journée.
À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse de 25 133 actions A de Solidere de 4,16 à 4,27 $ et la baisse de 2 003 actions B de la même société de 4,29 à 4,22 $, alors que 756 actions C de la banque Audi, 1 150 actions C de la Byblos Bank, 15 000 certificats GDR de la Blom Bank et 8 actions du Beirut Interbank Fund se maintenaient à 18,50 $, 1,69 $, 23 $ et 106 $ respectivement.
Élie KAHWAGI
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