La présidente sri lankaise, Chandrika Kumaratunga, a décrété hier l’état d’urgence au Sri Lanka, tout en tentant de rassurer la communauté internationale, inquiète de l’avenir du processus de paix avec les séparatistes tamouls. L’état d’urgence, qui confère aux forces de sécurité de larges pouvoirs en vue de l’arrestation et de la détention de suspects, restera en vigueur dix jours, la durée maximale permise sans approbation du Parlement, a-t-on indiqué de source officielle. Cette nouvelle décision aggrave encore la crise constitutionnelle sans précédent que la présidente a déclenchée mardi, en limogeant trois ministres clefs, en suspendant le Parlement pour deux semaines et en déployant l’armée autour d’installations stratégiques. Afin d’apaiser les craintes suscitées à l’étranger par la crise en cours, Mme Kumaratunga a assuré hier qu’elle ne « remettait pas en question » le cessez-le-feu signé en février 2002. Elle avait affirmé mardi qu’elle « restait disposée à discuter avec les LTTE », mais « en prenant en compte les paramètres de l’unité, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté du Sri Lanka ». De son côté, le négociateur en chef du gouvernement, G. L. Peiris, a réaffirmé hier son intention de mettre au point des pourparlers préliminaires avec les rebelles d’ici à la fin du mois ou au début du mois prochain. M. Peiris a cependant admis qu’il n’avait pas le contrôle sur le respect du cessez-le-feu depuis que Mme Kumaratunga a limogé mardi le ministre de la Défense et pris sa place. Les Tigres ont indiqué qu’ils « observaient les développements ».
La présidente sri lankaise, Chandrika Kumaratunga, a décrété hier l’état d’urgence au Sri Lanka, tout en tentant de rassurer la communauté internationale, inquiète de l’avenir du processus de paix avec les séparatistes tamouls.L’état d’urgence, qui confère aux forces de sécurité de larges pouvoirs en vue de l’arrestation et de la détention de suspects, restera en vigueur dix jours, la durée maximale permise sans approbation du Parlement, a-t-on indiqué de source officielle.Cette nouvelle décision aggrave encore la crise constitutionnelle sans précédent que la présidente a déclenchée mardi, en limogeant trois ministres clefs, en suspendant le Parlement pour deux semaines et en déployant l’armée autour d’installations stratégiques.Afin d’apaiser les craintes suscitées à l’étranger par la crise...
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