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Changes et Bourses Le dollar frémit après l’ISM des services US

Le dollar a renoué avec la hausse face aux autres grandes monnaies hier sur les marchés des changes internationaux, profitant de la progression plus forte qu’attendu de l’indice ISM mesurant l’activité dans le secteur des services aux États-Unis. Cet indice, qui a progressé à 64,7 pts en octobre après 63,3 pts en septembre alors que les économistes tablaient sur une quasi-stabilité à 63,4 pts, est venu donc persuader les opérateurs que la reprise US est installée pour de bon et leur faire oublier le rapport mensuel de Challenger, Gray & Christmas qui avait signalé la veille un bond de 125 % des suppressions d’emplois dans les entreprises US en octobre. Le regain de confiance dans les placements en dollar a été renforcé aussi par la hausse de 0,5 % des commandes industrielles aux États-Unis en septembre contre une baisse de 0,3 % en août. Dans ce contexte, le marché a ignoré la hausse de l’indice des acheteurs dans le secteur des services de la zone euro à 56 pts en octobre contre 53,6 pts en septembre et en France à 59,9 pts contre 55,6 pts pour se concentrer sur la baisse de 0,1 % des ventes de détail dans cette zone en août et de 0,9 % sur un an selon Eurostat, laissant craindre un ralentissement conjoncturel en Europe. Cela d’autant qu’on venait d’apprendre que la production manufacturière en Grande-Bretagne a continué de reculer en septembre (-0,2 %) pour le deuxième mois consécutif, signe manifeste de la faiblesse de ce secteur qui pourrait empêcher la Banque d’Angleterre de relever ses taux aujourd’hui. En effet, le dollar ne tardait pas à être recherché à New York, se négociant finalement à 1,14350 pour un euro contre 1,1505 la veille, à 1,6735 pour un sterling contre 1,6810, à 109,95 yens contre 109,50 et à 1,3695 FS contre 1,3610.
En Bourse, les marchés US ont terminé sur une note mitigée, le Nasdaq prenant encore le temps de digérer la forte hausse de lundi, malgré les indicateurs économiques encourageants, alors que Wall Street souffrait de nouvelles selon lesquelles la SEC aurait ouvert une enquête sur la comptabilité de Kraft Foods. Ailleurs en Europe, la tendance était à la baisse. Les Bourses, plombées par des prises de bénéfices, ont manqué d’impulsion pour poursuivre sur leur élan de lundi après avoir touché des plus hauts depuis un an.
À Beyrouth, le dollar s’est stabilisé à ses derniers niveaux de la veille, entre 1 516 et 1 516,50 LL, continuant à être recherché à des fins de couverture de certaines positions de change dans des proportions dépassant parfois le potentiel de l’offre. Ce phénomène l’a maintenu au-dessus du haut de la fourchette d’intervention de la BDL, fixé à 1514 LL.
À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la baisse de 15 356 actions A de Solidere de 4,25 à 4,16 $ et la hausse de 8 293 actions B de la même société de 4,24 à 4,25 $, alors que 16 044 actions C de la banque Audi, 1 200 actions C de la Byblos Bank et 15 540 certificats GDR de la Blom Bank se maintenaient à 18,50 $, 1,69 $ et 23 $ respectivement.
Élie KAHWAGI
Le dollar a renoué avec la hausse face aux autres grandes monnaies hier sur les marchés des changes internationaux, profitant de la progression plus forte qu’attendu de l’indice ISM mesurant l’activité dans le secteur des services aux États-Unis. Cet indice, qui a progressé à 64,7 pts en octobre après 63,3 pts en septembre alors que les économistes tablaient sur une quasi-stabilité à 63,4 pts, est venu donc persuader les opérateurs que la reprise US est installée pour de bon et leur faire oublier le rapport mensuel de Challenger, Gray & Christmas qui avait signalé la veille un bond de 125 % des suppressions d’emplois dans les entreprises US en octobre. Le regain de confiance dans les placements en dollar a été renforcé aussi par la hausse de 0,5 % des commandes industrielles aux États-Unis en septembre contre une...