Rechercher
Rechercher

Actualités

Peguy Luyindula sort de l’ombre

La plupart du temps dans l’ombre de Sonny Anderson et Sidney Govou, Peguy Luyindula savoure cet automne 2003, qui le voit devenir – presque – indispensable et souvent décisif, avec Lyon. Arrivé à l’OL un peu par hasard à la fin août 2001 – Steve Marlet ayant cédé aux sirènes généreuses de Fulham, il libérait une place en attaque –, l’ex-Strasbourgeois, formé à Niort, n’avait jamais jusqu’à cette période trouvé de temps de jeu à la hauteur de ses ambitions.
Seulement 27 fois titulaire en Ligue 1 en deux saisons, l’attachant Peguy Luyindula fait « exploser » sa statistique cette année, avec déjà neuf matches débutés en championnat de France après 12 journées. « De toutes les façons, même si je joue cinq minutes, je dois marquer », coupe-t-il. « Et ce chiffre, je ne l’ai pas en tête. Je mène ma carrière et je ne demande rien du tout. » Car jamais le jeune international espoir (24 ans) ne s’est plaint de son sort.
« Je dis que c’est difficile de ne pas jouer, commente-t-il, sobrement. Mais le football nous fait parfois passer par des épreuves. Il faut savoir les surmonter. »

« Je ne suis pas revanchard »
Jamais non plus il n’a renoncé, même quand cet été le feuilleton de l’avant-centre remplaçant de Sonny Anderson s’étirait, alors que lui occupait ce poste dans le onze champion de France.
« Que ce soit à l’entraînement ou en match, dès que l’on me donne ma chance, je donne le maximum. Jamais, je n’ai joué “petits bras”. Je connais mes qualités et je n’ai rien à craindre. Je me préoccupe de moi et c’est déjà pas mal ! »
Et finalement, deux saisons après son arrivée entre Rhône et Saône et après deux titres de champion de France, sa politique paie.
« Je ne suis pas revanchard, explique-t-il. J’aime bien donner et donc bien recevoir en échange. » Et ne chercher pas chez lui une quelconque petite phrase accrocheuse, lui qui multiplie les performances, sans être sûr du lendemain.
« Avoir du temps de jeu dans un club moyen, c’est s’enfermer dans une certaine routine. Et au bout d’une saison, si cela se passe bien, on sera amené à aller dans un grand club », dit-il.
« C’est donc retarder l’échéance. À Strasbourg, je marquais parfois des buts spectaculaires, mais cela s’arrêtait là. Je n’étais pas aussi complet qu’à Lyon. »
Il ne faut pas non plus une quelconque conclusion de certaines de ses attitudes parfois ambiguës – comme après son triplé à Ajaccio où il s’est contenté, en passant devant les journalistes, d’un « j’ai tout montré sur le terrain, je n’ai rien à ajouter. Le fait est que je suis un solitaire. J’aime bien parfois rester tranquille. C’est juste un état. Cela n’a rien à voir avec un quelconque ressentiment », explique-t-il.

Dans le viseur de Santini
« Je n’en veux à personne dans ces moments-là. Ce soir-là (à Ajaccio), par exemple, je n’avais pas grand-chose d’intéressant à dire. Je ne voulais pas rentrer dans un discours langue de bois ! J’ai préféré ne rien dire que dire des choses banales, entendues à maintes reprises. »
Peguy Luyindula ne regrette donc pas son passage express de la Ligue 2, avec Strasbourg, à la Ligue 1 et Lyon en août 2001. « La première année, j’ai plaisanté sur mes ampoules aux fesses à force de m’asseoir sur le banc, se souvient-il. Il n’était pas question de pleurer sur mon sort. Il faut toujours prendre les choses par le bon côté. »
Ainsi, il joue les sauveurs au début 2003, en relais de Sonny Anderson, blessé. Il marque le but qui relance tout face à Marseille (1-0), au cœur d’un mois de janvier où l’OL, éliminé de la Coupe de l’UEFA et de la Coupe de France, tremble sur ses bases
Et c’est lui, face au Bayern Munich qui rentre à 20 minutes de la fin pour sauver les siens (1-1), voire pour leur donner les clefs d’un meilleur avenir en Ligue des champions. « C’est mieux de marquer des buts décisifs que le cinquième ou sixième d’un socre lourd, dit-il. Car ils viennent siginificatifs aux yeux des gens. »
En contrat jusqu’à 2006 à l’OL, il sait déjà qu’il a gagné une étape en étant dans les 35 joueurs suivis par Jacques Santini, le sélectionneur de l’équipe de France qui disputera l’Euro l’été prochain.
La plupart du temps dans l’ombre de Sonny Anderson et Sidney Govou, Peguy Luyindula savoure cet automne 2003, qui le voit devenir – presque – indispensable et souvent décisif, avec Lyon. Arrivé à l’OL un peu par hasard à la fin août 2001 – Steve Marlet ayant cédé aux sirènes généreuses de Fulham, il libérait une place en attaque –, l’ex-Strasbourgeois, formé à Niort, n’avait jamais jusqu’à cette période trouvé de temps de jeu à la hauteur de ses ambitions.Seulement 27 fois titulaire en Ligue 1 en deux saisons, l’attachant Peguy Luyindula fait « exploser » sa statistique cette année, avec déjà neuf matches débutés en championnat de France après 12 journées. « De toutes les façons, même si je joue cinq minutes, je dois marquer », coupe-t-il. « Et ce chiffre, je ne l’ai pas en tête. Je...