Trahis par leur manque de fraîcheur physique en fin de match, les Japonais concluent leur Coupe du monde avec quatre défaites et zéro point pour leur cinquième édition, mais repartent en ayant conquis le cœur des Australiens.
Les États-Unis, qui comptent six points, doivent encore rencontrer la France vendredi à Wollongong (sud de Sydney), pour leur dernière rencontre de ce Mondial. Cueillis à froid par deux essais sur deux jolies percées de Hercus et Eloff (8e et 11e), les Nippons mettaient vingt minutes à entrer dans la partie. Deux fautes de mains américaines les relançaient. D’abord par un essai de Kurihara, bien servi par Konia (21), puis une pénalité de ce même Kurihara qui ramenait le score à 14-10 en faveur des Aigles (24e).
La partie s’équilibrait dans la médiocrité avec des fautes de mains et des coups de pieds manqués de part et d’autre.
Fraîcheur physique
Deux pénalités de Hercus, auteur de 19 points au total, donnaient de l’ampleur au score à la pause (20-10).
Avec un nouveau maillot bleu, qui se confondait moins avec celui des États-Unis que le rouge et blanc des 40 premières minutes, les Japonais reprenaient espoir en seconde période, avec trois pénalités de Kurihara (20-19 à la 52e) qui inscrivait un total de 21 points.
Puis les largesses des défenses permettaient aux coureurs de s’en donner à cœur joie. D’abord, l’Américain Schubert pour le troisième essai américain (55), auquel répondait l’ailier nippon Ohata sur un joli débordement (58) (27-26 à la 58e).
Soutenus par le public, les Fleurs de cerisier lançaient dans la bataille leurs dernières forces. Mais la fraîcheur physique des Aigles, qui avaient joué un match de moins, faisait la différence dans les dernières minutes, grâce à un raid rageur de Klerk, conclu par van Zyl (78).
Avant que le talonneur Khasigian n’enfonce les Japonais dans les arrêts de jeu en inscrivant le quatrième essai, synonyme de bonus, dans un match finalement très agréable.


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