« La reconstruction mammaire se fait à partir des tissus autologues (lambeaux), explique le Dr Ziad Sleiman, spécialiste en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique à l’hôpital Saint-Georges des grecs-orthodoxes. Il s’agit de prélever un muscle, avec ou sans palette cutanée, d’une région voisine du sein, comme le dos ou l’abdomen, ou à distance, comme les muscles fessiers pour refaire le galbe mammaire. Six mois plus tard, une reconstruction du mamelon est envisagée. Ce dernier est prélevé de celui controlatéral ou restauré à partir de la palette cutanée du lambeau préalablement utilisé. En ce qui concerne l’aréole, elle est refaite grâce à une greffe de peau ou un tatouage. »
Une autre technique consiste à refaire le galbe mammaire à l’aide d’une prothèse remplie de sérum physiologique ou de gel de silicone. Cette dernière est ainsi placée sous la peau ou sous le muscle grand pectoral. « La reconstruction faite à partir du muscle grand droit de l’abdomen a un double bénéfice, puisque la femme peut profiter, par la même occasion, d’un lifting abdominal, sachant qu’une reconstruction à partir de ce muscle donne un effet plus naturel », note le Dr Sleiman, qui ajoute que l’usage de prothèses remplies de gel siliconé dans la reconstruction mammaire n’entraîne aucun risque de récidive, puisque aucune étude n’a prouvé un lien direct entre ces prothèses et la formation de la tumeur.
Le Dr Sleiman, qui note qu’une intervention sur l’autre sein est parfois nécessaire pour des raisons de symétrie, souligne que les sensations tactiles au niveau du mamelon sont amoindries sur un sein reconstruit. Et d’ajouter que selon les différentes écoles, la reconstruction mammaire se fait soit en même temps que la mastectomie soit au terme du traitement néo-adjuvant.
« Les techniques de reconstruction mammaires ne présentent aucun risque vital pour la femme. Ce sont des chirurgies faciles à réaliser, si toutes les indications sont présentes », conclut-il.


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