Dans cette poule dominée par le Bayern avec 5 points, soit un de mieux que les Lyonnais et les Belges d’Anderlecht, vainqueurs 1-0 des Écossais du Celtic Glasgow, désormais derniers, les quatre clubs se tiennent en deux points et chacun d’entre eux garde autant de chance de se qualifier que d’être éliminé.
« Ce point arraché sera peut-être très utile à la fin », soulignait à l’issue du match l’entraîneur de l’OL, Paul Le Guen, convaincu que son « équipe était capable de faire quelque chose à Munich ou à Anderlecht » lors des deux prochaines journées. Du côté des Allemands, son homologue Ottmar Hitzfeld ne cachait pas « son amertume d’avoir laissé échapper la victoire », d’autant que son équipe aurait pu mener 2-0 sur une occasion de Roque Santa Cruz dont le tir a heurté le poteau, alors que Bixente Lizarazu reconnaissait que le Bayern « aurait pu gagner comme il aurait pu perdre 2-1 ».
« C’est à la fois un bon et un mauvais résultat qui nous permet quand même de prendre la tête du groupe », a-t-il admis.
Toutefois, l’Olympique lyonnais, qui a déjà reçu à deux reprises à l’aller, doit maintenant se déplacer deux fois consécutivement, sur le terrain du Bayern, le 5 novembre, puis à Anderlecht, d’où il lui faudra ramener des points.
Le dernier à Gerland
Lyon devra ensuite jouer le dernier match à Gerland contre le Celtic, une équipe écossaise qu’il devra avoir battue avec trois buts d’écart s’il est à égalité de points avec elle à la fin.
Ce résultat nul illustre une nouvelle fois les difficultés de l’OL à s’imposer sur son terrain depuis le début de saison. Lyon avait été tenu en échec par Sochaux (1-1) samedi en championnat, pour lequel les Lyonnais n’ont gagné que deux fois sur cinq à domicile.
En Ligue des champions, les champions de France restaient sur une victoire contre Anderlecht, obtenue sur un penalty discutable (1-0).
Le manque de cohésion observée parfois dans le jeu collectif et la relation milieu-attaque ne permettent pas à l’OL, toujours à la recherche du bon équilibre entre puissance et technique, d’avoir suffisamment d’emprise sur les matchs.
Face au Bayern, qui peine à imposer son statut de favori du groupe, l’équipe lyonnaise, timorée en première période, a bien réagi après la mi-temps, grâce à l’apport de ses trois remplaçants Florent Malouda, Éric Carrière, qui a remis de l’ordre dans le jeu, et Peguy Luyindula, auteur de l’égalisation.
Son efficacité actuelle, avec son cinquième but en trois matchs, ne lui assure pourtant pas une place de titulaire comme pour Carrière qui démontre lui aussi son utilité à l’approche du but adverse à chaque apparition.
L’OL devra donc tenir compte de chaque détail pour se qualifier pour les 8es de finale dans un groupe A qui peut encore réserver des surprises.


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