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L’Assemblée générale de l’Onu demande l’arrêt de la construction du mur

L’Assemblée générale des Nations unies a adopté mardi une résolution de compromis élaborée par l’Union européenne exigeant qu’Israël « arrête et revienne » sur la construction du mur dans les territoires palestiniens occupés.
Le texte, fruit de longues tractations diplomatiques qui se sont achevées tard dans la nuit de mardi à mercredi, a été acquis par 144 voix pour, 12 abstentions et quatre voix contre (États-Unis, Israël, Micronésie et îles Marshall). Les résolutions de l’Assemblée générale, à la différence de celle du Conseil de sécurité, n’ont pas force de loi mais représentent la volonté de la communauté internationale. L’ambassadeur d’Israël à l’Onu, Dan Gillerman, a déclaré après le vote que « l’adoption de cette résolution portait tort aux Nations unies et au processus de paix ». Nasser al-Kidwa, le représentant palestinien, a pour sa part tout spécialement remercié « les États membres de l’Union européenne pour avoir soumis l’importante résolution qui vient juste d’être adoptée ».
Ce texte a été présenté comme un compromis, en lieu et place de deux projets déposés lundi par le groupe arabe et le mouvement des non-alignés. Le premier condamnait et déclarait illégale la construction de la « ligne de sécurité » israélienne et le second demandait à la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye si Israël était dans « l’obligation légale » de le démanteler.
La résolution, dans son premier paragraphe, « exige qu’Israël arrête et revienne sur la construction du mur dans les territoires palestiniens occupés, y compris dans et autour de Jérusalem, qui dévie de la ligne d’armistice de 1949 et contredit les stipulations pertinentes de la loi internationale. » Elle demande également « aux deux parties de remplir leurs obligations » au titre de la « feuille de route » visant à aboutir à la paix au Proche Orient.
La résolution demande également à l’Autorité palestinienne, sans mentionner le mot de terrorisme de faire « des efforts visibles sur le terrain » pour arrêter les « attaques violentes ». Elle demande également à Israël « de ne prendre aucune action » telle qu’« expulser et attaquer des civils et se livrer à des exécutions extrajudiciaires ». L’adoption de cette résolution avec une aussi écrasante majorité représente également une cinglante défaite pour les États-Unis qui avaient, le 14 octobre, mis leur veto en Conseil de sécurité à une résolution déclarant « illégale » la construction du mur.
L’Assemblée générale des Nations unies a adopté mardi une résolution de compromis élaborée par l’Union européenne exigeant qu’Israël « arrête et revienne » sur la construction du mur dans les territoires palestiniens occupés.Le texte, fruit de longues tractations diplomatiques qui se sont achevées tard dans la nuit de mardi à mercredi, a été acquis par 144 voix pour, 12 abstentions et quatre voix contre (États-Unis, Israël, Micronésie et îles Marshall). Les résolutions de l’Assemblée générale, à la différence de celle du Conseil de sécurité, n’ont pas force de loi mais représentent la volonté de la communauté internationale. L’ambassadeur d’Israël à l’Onu, Dan Gillerman, a déclaré après le vote que « l’adoption de cette résolution portait tort aux Nations unies et au processus de...