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Changes et Bourses Rechute du dollar, les Bourses en berne

Le dollar a fortement baissé face aux autres grandes monnaies hier en fin de journée sur des marchés des changes qui, en l’absence d’indicateurs économiques, ont les yeux rivés sur Wall Street qui s’est tassée après la publication de résultats trimestriels décevants de certains groupes US. De son côté, le sterling s’est envolé face au billet vert, grimpant à son plus haut niveau depuis 5 ans, alors que le scénario d’une hausse des taux d’intérêt britanniques dès le mois prochain est de plus en plus probable. À cet égard, la publication des minutes de la réunion de politique monétaire de la Banque d’Angleterre des 8 et 9 octobre, faisant savoir que 4 des 9 membres de celle-ci avaient voté en faveur d’un relèvement du taux de base britannique de 3,50 à 3,75 %, a convaincu les investisseurs qu’elle devrait resserrer le crédit lors de sa prochaine réunion de novembre. Quant à l’euro, il y a deux éléments qui expliquent sa nette appréciation avec, d’une part, les commentaires du secrétaire US au Trésor John Snow, et, d’autre part, la déclaration du président de la BCE Wim Duisenberg. Le premier a estimé hier lors d’une visite à Chicago que des taux d’intérêt plus élevés n’affecteraient pas la reprise US, réitérant l’engagement de son Administration à soutenir une politique du dollar fort sans pour autant convaincre le marché qui veut des faits plus que des paroles. Quant au second, il a jugé, lors d’un colloque financier à Berlin, que le taux de change actuel de l’euro, assez proche de son plus haut historique face au dollar, n’avait « rien d’exceptionnel », ajoutant qu’il se situe à présent au niveau qui était celui du deutsche mark au cours des 25 dernières années. Dans ce contexte, les attaques à la baisse du dollar se sont intensifiées, le faisant retomber à New York à 1,1810 pour un euro contre 1,1660 la veille, à 1,6935 pour un sterling contre 1,6745, à 1,3135 FS contre 1,3305 et à 108,95 yens contre 109,50.
En Bourse, les marchés US étaient en forte baisse en raison d’annonces décevantes de la part de certaines sociétés, notamment Amazon, JPMorgan, Merck, Pfizer, Kodak, Dupont... Les opérateurs ont donc estimé devoir prendre leurs gains, se demandant si les résultats d’autres sociétés vont régresser. Ailleurs en Europe, la tendance était en repli général également, affectée par la soudaine rechute du dollar qui a fait baisser les actions des sociétés exportant beaucoup aux États-Unis.
À Beyrouth, le dollar a continué d’être recherché à 1 516 LL à des fins de placement dans les certificats de dépôt à 3 ans émis par la BDL, soit un niveau supérieur à son taux moyen indicatif fixé à 1 507,50 LL.
À la Bourse de Beyrouth, on a relevé, la baisse de 2 677 actions A de Solidere de 4,28 à 4,24 $ et de 100 actions du Beirut Interbank Fund de 106,50 à 106 $ d’un côté, et de l’autre la hausse de 2 000 actions C et de 100 actions préférentielles de la Byblos Bank de 1,67 à 1,68 $ et de 103,20 à 103,50 $ respectivement, alors que 18 748 actions de Rasamny Younis Motor se maintenaient à 1,75 $.
Élie KAHWAGI
Le dollar a fortement baissé face aux autres grandes monnaies hier en fin de journée sur des marchés des changes qui, en l’absence d’indicateurs économiques, ont les yeux rivés sur Wall Street qui s’est tassée après la publication de résultats trimestriels décevants de certains groupes US. De son côté, le sterling s’est envolé face au billet vert, grimpant à son plus haut niveau depuis 5 ans, alors que le scénario d’une hausse des taux d’intérêt britanniques dès le mois prochain est de plus en plus probable. À cet égard, la publication des minutes de la réunion de politique monétaire de la Banque d’Angleterre des 8 et 9 octobre, faisant savoir que 4 des 9 membres de celle-ci avaient voté en faveur d’un relèvement du taux de base britannique de 3,50 à 3,75 %, a convaincu les investisseurs qu’elle...