Ce voyage, selon ces responsables parlant sous le couvert de l’anonymat, s’explique par le fait que les négociations intersoudanaises seraient sur le point d’aboutir après vingt ans de guerre civile.
D’après les mêmes sources, le secrétaire d’État a longuement réfléchi avant de décider ce déplacement.
Colin Powell devrait arriver au Kenya demain en provenance de Thaïlande, où il accompagne le président George W. Bush dans sa visite d’État, et se rendra mercredi sur le lieu des négociations, à Navaisha, au nord-ouest de Nairobi.
Vendredi, à l’occasion de la dernière rencontre entre les rebelles sudistes et les officiels soudanais, le ministre kényan des Affaires étrangères, Kalonzo Musyoka, dont le pays sert de médiateur, avait indiqué qu’il s’attendait à un déplacement de Colin Powell « pour encourager les deux parties ou être le témoin de la signature d’un accord ».
Les responsables du département d’État n’ont pas indiqué s’ils s’attendaient à ce qu’un accord final entre le gouvernement soudanais et les rebelles soit négocié en présence de Colin Powell. Mais le département d’État avait indiqué il y a plusieurs jours qu’il ne pensait pas que Colin Powell se déplacerait si les deux parties n’étaient pas sur le point de mettre un terme à la guerre civile.
Bien que certains officiels américains aient depuis relativisé l’idée que Colin Powell se rende au Kenya pour participer à une grande cérémonie de signature mettant fin au conflit entre le nord et le sud du Soudan, plusieurs participants aux négociations – que soutient Washington – ont indiqué que celles-ci avaient progressé.


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