Il s’explique par une augmentation de 8,6 % des dépenses totales, à 7 811 milliards de livres cumulées, principalement du fait que le service de la dette n’a pas été maîtrisé comme pensait pouvoir le faire le gouvernement. En parallèle, les recettes cumulées totales ont augmenté de 13 % à 4 802 milliards de livres, mais la hausse n’est pas suffisante pour combler le déficit qui s’élève à 2 908 milliards fin septembre.
En ce qui concerne les opérations stictement budgétaires, les dépenses cumulées sont de 6 411 milliards de livres, en hausse de 7,9 %. Ni les dépenses courantes ni le service de la dette ne sont maîtrisés. Les dépenses courantes ont totalisé 3 009 milliards de livres sur les neuf premiers mois de l’année, en hausse de 8,1 % par rapport à septembre 2002. Quant au service de la dette, il est en hausse de 7,7 %, à 3 402 milliards de livres, soit davantage que les recettes fiscales (3 307 milliards de livres en neuf mois). Les recettes budgétaires ont elle aussi augmenté de 14,3 %, à 4 560 milliards de livres, notamment grâce à l’introduction de la TVA qui a rapporté 953 milliards de livres en neuf mois. Les recettes non fiscales sont également en hausse de 25,4 % sur la période considérée, à 1253 milliards de livres. Le déficit des opérations du Trésor s’élève quant à lui à 1057 milliards de livres, soit 75,5 % des décaissements cumulés. Le ministère des Finances attribue ce résultat aux transferts réalisés en faveur d’Électricité du Liban.
Globalement, le ministère justifie les résultats par le fait que les opérations de privatisation et de titrisation n’ont pas eu lieu. Il déplore aussi que la Banque centrale n’ait pas transféré les 145 milliards de livres de recettes initialement prévues; que la loi sur la régularisation des biens-fonds maritimes ne soit pas passée ni celle de la taxe professionnelle.


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