Le dollar a repris le chemin de la baisse face aux autres grandes monnaies, surtout l’euro qui est repassé au-dessus du seuil de 1,17 $ pendant que Wall Street peinait à profiter des bons résultats trimestriels de grands noms de l’économie US. Les opérateurs, déçus par cette orientation de la cote, ont estimé devoir prendre les gains que leur procure la hausse du dollar la veille, alors qu’ils étaient en congé à l’occasion du Colombus Day. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre du gouverneur de la Fed, Ben Bernanke, qui s’exprimait devant une commission du Sénat, qu’il est difficile de savoir à quel moment le marché du travail aux États-Unis va montrer une réelle amélioration, malgré les récents signes encourageants sur le front du chômage et le redémarrage de la croissance. De l’avis des analystes, les résultats trimestriels des entreprises US, même s’ils sont bons, ne montrent pas qu’il y avait eu reprise des investissements. Et d’ajouter qu’il faut attendre les ventes de détail aux États-Unis en septembre et le livre beige de la Fed, aujourd’hui, pour se faire une idée plus claire sur l’état de l’économie US. De ce fait, les marchés ont ignoré la réaffirmation par le président George W. Bush de son attachement à un dollar fort avant son départ dans une tournée en Asie pour participer au Forum de coopération économique de l’APEC. Il en est de même de la publication de l’indice de conjoncture ZEW, qui mesure les prévisions à 6 mois de l’économie allemande, dont le recul surprise à 60,3 pts en octobre n’a eu qu’un effet négatif très passager sur l’euro. C’est ainsi qu’à New York, le dollar s’est finalement négocié sur un ton faible à 1,1725 pour un euro contre 1,1695, à 1,6715 pour un sterling contre 1,6670, à 108,90 yens contre 108,95 et à 1,3180 FS contre 1,3230.
En Bourse, les marchés US étaient mitigés malgré la publication de résultats trimestriels meilleurs que prévu chez Bank of America et Merrill Lynch. La cote paraissait donc un peu fatiguée après sa récente envolée de la veille, en attendant les indicateurs économiques devant paraître dès aujourd’hui ainsi que les résultats d’Intel après la clôture. Quant aux Bourses européennes, elles ont souffert des prises de bénéfices après leur bonne tenue de la veille. La reprise de l’euro, qui pénalise les sociétés exportatrices, semble expliquer ce mouvement.
À Beyrouth, le dollar continuait à être recherché à des cours dépassant le haut de la fourchette d’intervention de la BDL, soit entre 1 515 et 1 516 LL, à des fins de souscription dans les certificats de dépôt émis par elle à 3 ans.
À la Bourse de Beyrouth, la tendance était à la hausse avec la progression de 46 858 actions A et de 150 actions B de Solidere de 4,16 à 4,17 $ et de 4,30 à 4,59 $, ainsi que de 4 573 actions C de la Banque Audi de 18,29 à 18,50 $, de 200 actions préférentielles de la Byblos Bank de 103 à 103,20 $ et de 175 certificats GDR de la Blom Bank de 22,50 à 23 $, alors que 3 343 actions C de la Byblos Bank se maintenaient à 1,67 $.
Élie KAHWAGI
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