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Santé retrouvée pour les Bleus

Un honorifique grand chelem à la clé, l’équipe de France de football a achevé d’écraser son groupe qualificatif pour l’Euro 2004 en battant Israël (3-0) samedi, forte d’une efficacité pleinement retrouvée, mais qui attend désormais confirmation face à des adversaires plus réputés.
En plus des huit victoires acquises dans le groupe 1 face à la Slovénie, Israël, Chypre et Malte, la vertigineuse différence de buts (+27 avec 2 buts encaissés seulement) témoigne à elle seule de la domination qu’auront exercée les champions d’Europe en titre. Unique équipe à avoir remporté l’ensemble de ses rencontres qualificatives, la France s’est adonnée à la meilleure des thérapies, retrouvant peu à peu un jeu tombé en déliquescence au Mondial 2002.
« On avait été punis au Mondial. Aujourd’hui, on a retrouvé un certain état d’esprit. Même si on n’a pas forcément joué contre les grandes nations, il fallait le faire », s’est félicité Zinédine Zidane.
Patiemment, Jacques Santini a fait monter la sauce. Le sélectionneur est parvenu à constituer un groupe, mixage d’anciens décidés à ne pas rester sur un échec et une génération montante (Pedretti, Gallas, Boumsong, Mexès...) encore un peu tendre pour s’imposer à part entière, mais très prometteuse.

« Avoir des certitudes »
En attaque, Thierry Henry, une nouvelle fois excellent samedi (1 but, 1 passe décisive), est devenu le symbole de ce renouveau avec notamment 12 buts depuis l’arrivée de Santini. Après un Mondial cauchemardesque, sa cote d’amour a grimpé en flèche et nul doute qu’il deviendra « la » star des Bleus lorsque Zidane aura tiré sa révérence.
Bien entendu, tout n’a pas été linéaire et la défaite sans appel face à la République tchèque (0-2, le 12 février 2003 au Stade de France), seul adversaire de gros calibre affronté depuis l’été 2002, invite à tempérer l’enthousiasme. Tout au plus, finalement, les doutes ont été balayés et c’est de vraies certitudes dont les Français ont désormais besoin.
Rendez-vous est donc pris face à l’Allemagne, le 15 novembre à Gelsenkirchen, puis en Belgique en février, aux Pays-Bas en mars, avant que le Brésil ne se présente en mai au stade de France, à Saint-Denis (banlieue de Paris). Ce programme de choix devrait permettre d’en savoir un peu plus.
« Notre volonté a été de trouver des adversaires plus compétitifs pour avoir des certitudes plus importantes », explique Santini, à qui il ne reste désormais plus que quatre matches avant la phase finale au Portugal (12 juin-4 juillet).
Un honorifique grand chelem à la clé, l’équipe de France de football a achevé d’écraser son groupe qualificatif pour l’Euro 2004 en battant Israël (3-0) samedi, forte d’une efficacité pleinement retrouvée, mais qui attend désormais confirmation face à des adversaires plus réputés.En plus des huit victoires acquises dans le groupe 1 face à la Slovénie, Israël, Chypre et Malte, la vertigineuse différence de buts (+27 avec 2 buts encaissés seulement) témoigne à elle seule de la domination qu’auront exercée les champions d’Europe en titre. Unique équipe à avoir remporté l’ensemble de ses rencontres qualificatives, la France s’est adonnée à la meilleure des thérapies, retrouvant peu à peu un jeu tombé en déliquescence au Mondial 2002.« On avait été punis au Mondial. Aujourd’hui, on a retrouvé...