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L’exception qui confirme la règle

La distinction hier de Shirin Ebadi, prix Nobel de la paix 2003, est l’exception qui confirme la règle : alors que 79 hommes ont eu les honneurs du comité Nobel norvégien, seules 11 femmes en ont été jugées dignes.
Mieux vaut être un homme de nationalité américaine, française ou britannique qu’une femme africaine pour espérer remporter le prix Nobel de la paix, comme l’atteste le palmarès du prix, attribué pour la 83e fois cette année depuis sa fondation en 1901.
La militante iranienne des droits de l’homme et de la démocratie est ainsi la dernière lauréate d’une courte liste inaugurée en 1905 par l’Autrichienne Bertha Sophie Felicita Von Suttner, écrivaine et présidente du Bureau international permanent de la paix.
Y figurent également l’Américaine Jane Addams en 1931, présidente de la Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté, la religieuse indienne d’origine albanaise Mère Teresa en 1979 ou encore l’opposante birmane Aung San Suu Kyi en 1991.
Au chapitre des prix par pays, ce sont les États-Unis qui tiennent la corde, avec 20 récompenses, suivis par la France (9), la Grande-Bretagne (8) et la Suède (5), l’Allemagne, l’Afrique du Sud, la Belgique et l’Irlande du Nord (4 chacun), la Suisse (3), l’URSS, la Norvège, le Timor-Oriental, Israël et l’Argentine (2).
Une vingtaine de pays n’ont reçu qu’un prix Nobel, parmi lesquels le Vietnam, le Japon, la Birmanie, la Pologne, l’Égypte, l’Inde ou encore le Tibet.
Enfin, 19 prix sont allés à des organismes internationaux – éventuellement simultanément avec un représentant –, dont cinq à l’Organisation des Nations unies (Onu, 2001) ou à l’une de ses institutions (Forces de maintien de la paix en 1988, Haut-Commissariat pour les réfugiés en 1981 et 1954, Fonds des Nations unies pour l’enfance en 1965).
Le prix a aussi été attribué à trois responsables de l’Onu : en 2001 à son secrétaire général, Kofi Annan ; en 1961, à titre posthume, à l’ancien secrétaire général suédois Hammarskjoeld; et en 1950, à Ralph Bunche, président du Conseil de tutelle.
19 prix n’ont pas été attribués (principalement pour cause de guerre) ou ont été réservés, le comité Nobel estimant que nul ne s’était distingué dans l’année ou échouant à convenir d’un nom.
La distinction hier de Shirin Ebadi, prix Nobel de la paix 2003, est l’exception qui confirme la règle : alors que 79 hommes ont eu les honneurs du comité Nobel norvégien, seules 11 femmes en ont été jugées dignes.Mieux vaut être un homme de nationalité américaine, française ou britannique qu’une femme africaine pour espérer remporter le prix Nobel de la paix, comme l’atteste le palmarès du prix, attribué pour la 83e fois cette année depuis sa fondation en 1901.La militante iranienne des droits de l’homme et de la démocratie est ainsi la dernière lauréate d’une courte liste inaugurée en 1905 par l’Autrichienne Bertha Sophie Felicita Von Suttner, écrivaine et présidente du Bureau international permanent de la paix.Y figurent également l’Américaine Jane Addams en 1931, présidente de la Ligue...