Le dollar, qui avait fait preuve de résistance la veille après les chiffres encourageants sur l’emploi aux États-Unis, a cédé hier du terrain face à l’euro et au yen. Ce mouvement a été très surprenant d’autant qu’il s’est produit après la publication de statistiques favorables aux placements en actifs US. À cet égard, les investisseurs ont ignoré la diminution de 2,1 % du déficit commercial US en août à 39,2 mds $, dont l’aggravation est souvent évoquée comme le principal facteur déprimant du dollar. Ils se sont montrés aussi indifférents à l’annonce par l’Insee que la production industrielle en France a diminué de 0,9 % en août au lendemain de sa baisse de 2,5 % en Allemagne pendant la même période et qui devait militer en principe au passif de l’euro. Il en est de même de la décision de la Banque du Japon d’assouplir davantage sa politique monétaire par injection de liquidités dans les circuits financiers sans pour autant parvenir à juguler l’appréciation du yen. De ce fait, le sentiment vis-à-vis du dollar est redevenu négatif face à l’euro et au yen, confirmant que les rebonds du billet vert ne peuvent être que de courte durée et peu marqués. On souligne à cet effet que Washington semble parfaitement se satisfaire d’un dollar plus faible qui facilite les exportations US, un élément bienvenu à un an de la prochaine élection présidentielle. Dans ce contexte, les marchés continuent à tester les intentions des autorités monétaires du G7 pour voir où elles placent les limites à ne pas dépasser sous peine d’intervention sur les marchés. Selon les cambistes, le seuil de tolérance pour la zone euro devrait se situait entre 1,22 et 1,25 $ pour un euro, tandis qu’au Japon il tourne autour des 100 yens pour un dollar. Compte tenu de toutes ces considérations, le billet vert s’est finalement négocié à New York sur un ton faible à 1,1805 pour un euro contre 1,1740 la veille, à 108,60 yens contre 109,10, à 1,3120 FS contre 1,3185 mais à 1,6635 pour un sterling contre 1,6655.
En Bourse, les marchés US ont beaucoup hésité hier sur la direction à prendre à la veille d’un long week-end chômé pour le Colombus Day. La réduction du déficit commercial en août et la faible hausse de 0,3 % des prix à la production en septembre n’ont pas convaincu les opérateurs, non plus les résultats de GE et de Juniper Networks. Quant aux Bourses européennes, elles ont souffert de la hausse de l’euro qui est censée plomber les titres des sociétés exportatrices.
À Beyrouth, le dollar est resté recherché à 1 515,50 LL à des fins de placement dans les certificats de dépôt à 3 ans émis par la BDL, soit un niveau supérieur à son taux moyen indicatif toujours fixé à 1 507,50 LL.
À la Bourse de Beyrouth, la tendance était soutenue par la hausse de 15 364 actions A de Solidere de 4,05 à 4,09 $, de 1 000 actions C de la Byblos Bank de 1,66 à 1,67 $ et de 350 actions du Beirut Interbank Fund de 105,50 à 106,50 $, alors que 27 200 actions B de Solidere ont baissé de 4,31 à 4,30 $.
Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le dollar, qui avait fait preuve de résistance la veille après les chiffres encourageants sur l’emploi aux États-Unis, a cédé hier du terrain face à l’euro et au yen. Ce mouvement a été très surprenant d’autant qu’il s’est produit après la publication de statistiques favorables aux placements en actifs US. À cet égard, les investisseurs ont ignoré la diminution de 2,1 % du déficit commercial US en août à 39,2 mds $, dont l’aggravation est souvent évoquée comme le principal facteur déprimant du dollar. Ils se sont montrés aussi indifférents à l’annonce par l’Insee que la production industrielle en France a diminué de 0,9 % en août au lendemain de sa baisse de 2,5 % en Allemagne pendant la même période et qui devait militer en principe au passif de l’euro. Il en est de même de la décision de la...