« C’est une décision positive qui prouve que les Américains ont pris conscience de l’ampleur de l’implication syrienne dans le terrorisme, ainsi que des facilités accordées par ce pays pour le passage de terroristes de Syrie en Irak pour y commettre des attaques antiaméricaines », a affirmé un haut responsable à la présidence du Conseil.
Le vote de ce texte par les deux chambres du Congrès, la Chambre des représentants et le Sénat, ne fait pratiquement aucun doute.
La Maison-Blanche s’est déclarée favorable mercredi à cette résolution, marquant ainsi un net durcissement de son attitude vis-à-vis de la Syrie, quelques jours seulement après un raid de l’aviation israélienne aux portes de Damas, le premier aussi loin à l’intérieur du territoire syrien depuis 1974. « Les États-Unis vont ainsi tirer les conséquences du refus des Syriens de fermer les quartiers généraux d’une dizaine d’organisations terroristes palestiniennes à Damas, d’où partent les ordres de commettre des attentats en Israël », a ajouté le responsable israélien, qui a requis l’anonymat. Selon lui, les Américains doivent suivre « la même tactique qu’en Afghanistan, en faisant comprendre que tout pays qui soutient le terrorisme devra en payer le prix et que les États-Unis agiront avec détermination pour le sanctionner ».
Adoptant un ton très dur, le chef d’état-major israélien, le général Moshe Yaalon, a prévenu qu’Israël allait « continuer à agir » contre la Syrie. « Nous agissons pour réprimer le terrorisme et nous continuerons à agir contre l’Autorité palestinienne et la Syrie, qui continue à être un État terroriste abritant des organisations terroristes palestiniennes responsables d’attentats dans nos villes », a-t-il dit à la radio militaire.
Il avait affirmé mardi que ce raid constituait un avertissement à la Syrie, « responsable du terrorisme » mené contre Israël à partir du Liban et qui abrite des « quartiers généraux terroristes palestiniens à Damas ». « Nous devons assurer notre défense et ne pouvons rester indifférents au fait que les ordres de commettre des attentats viennent de Syrie, y compris celui commis à Haïfa, et c’est pourquoi nos opérations sont dirigées pour l’heure là-bas (en Syrie) », avait-il dit, estimant qu’Israël ne faisait pas face à un danger d’« escalade » militaire. Le Premier ministre israélien Ariel Sharon avait lui aussi averti mardi que son pays n’hésiterait pas « à frapper ses ennemis en tout lieu et par tous les moyens ».


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