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Changes et Bourses Journée de répit pour le dollar

Le dollar a connu hier une journée de répit face à l’euro et au yen, profitant de la diminution des demandes hebdomadaires d’allocations chômage aux États-Unis de 23 000 pour totaliser 382 000 pendant la semaine achevée le 4 octobre. Ce développement, témoignant de créations d’emplois entraînées par la reprise conjoncturelle, a aussitôt rassuré les investisseurs sur la santé de l’économie US. Nombre d’entre eux ont donc estimé devoir engranger les gains que leur procure la récente hausse des autres grandes monnaies, notamment l’euro, qui paraissait injustifiée sous plus d’un rapport. Ils venaient d’apprendre que la production industrielle en Allemagne avait reculé de 2,5 % en août après une hausse de 2,8 % en juillet pour des raisons liées à la diminution de la compétitivité des sociétés exportatrices allemandes. Cette hypothèse a été renforcée par l’annonce d’une baisse mensuelle de 26,8 % de l’excédent commercial allemand à 10,4 mds EUR en août. Cela d’autant que l’Insee faisait savoir d’un autre côté que la croissance du PIB français ne devrait pas dépasser 0,2 % en 2003 au lieu d’une estimation initiale de 1,3 %, révisée ensuite à 0,5 % à la suite de la hausse de l’euro. Face au yen, le billet vert est parvenu à réduire ses pertes sur des nouvelles faisant état du fait que la Banque du Japon aurait acheté des dollars à 109 yens pour éviter une appréciation trop brutale de sa monnaie. Pourtant, cette action a eu un impact limité après l’annonce d’une hausse annuelle de 33,6 % de l’excédent des échanges courants du Japon à 13,2 mds $ en août. Mais, il n’en demeure pas moins qu’on se demande toujours si ce coup d’arrêt à la baisse du dollar pourrait se poursuivre, alors que le sentiment est que Washington ne fera rien pour renforcer sa monnaie à l’approche de l’élection présidentielle, car un affaiblissement du billet vert est positif pour l’économie US et pour les créations d’emplois. Quoi qu’il en soit, le dollar s’est finalement négocié à New York sur un ton résistant à 1,1735 pour un euro contre 1,1815 la veille, à 1,6655 pour un sterling contre 1,6640, à 1,3185 FS contre 1,3130 et à 109,10 yens, après 108,85, contre 109,60.
En Bourse, les marchés US étaient en hausse hier, les opérateurs étant encouragés par les bons chiffres de l’emploi ainsi que par les résultats des sociétés, notamment Yahoo ! qui a doublé ses gains au troisième trimestre. Il en est de même des Bourses européennes, soutenues par la baisse de l’euro et la flambée des places US.
À Beyrouth, le billet vert continuait à être recherché entre 1 515 et 1 516 LL à des fins de placement dans les certificats de dépôt à 3 ans émis par la BDL, soit à des cours supérieurs au taux moyen indicatif fixé à 1 507,50 LL pour un dollar.
À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la baisse de 4 711 actions A et de 100 actions B de Solidere de 4,11 à 4,05 $ et de 4,58 à 4,31 $ respectivement ainsi que de 7 000 actions C de la Byblos Bank de 1,67 à 1,66 $, alors que 23 actions préférentielles de celle-ci progressaient de 101,30 à 103 $.
Élie KAHWAGI
Le dollar a connu hier une journée de répit face à l’euro et au yen, profitant de la diminution des demandes hebdomadaires d’allocations chômage aux États-Unis de 23 000 pour totaliser 382 000 pendant la semaine achevée le 4 octobre. Ce développement, témoignant de créations d’emplois entraînées par la reprise conjoncturelle, a aussitôt rassuré les investisseurs sur la santé de l’économie US. Nombre d’entre eux ont donc estimé devoir engranger les gains que leur procure la récente hausse des autres grandes monnaies, notamment l’euro, qui paraissait injustifiée sous plus d’un rapport. Ils venaient d’apprendre que la production industrielle en Allemagne avait reculé de 2,5 % en août après une hausse de 2,8 % en juillet pour des raisons liées à la diminution de la compétitivité des sociétés...