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La FIAC fête ses 30 ans

Titillée par les succès de ses rivales en Europe et aux États-Unis, la FIAC (Foire internationale d’art contemporain) de Paris fête ses 30 ans du 9 au 13 octobre, avec une présence étrangère en légère baisse mais déterminée à se régénérer. « Il existe un véritable marché en France », assure Anne de Villepoix, galeriste et vice-présidente du COFIAC, comité de sélection de la manifestation.
Jean-Louis Prat, directeur de la fondation Maeght à Saint-Paul de Vence (Sud-Est), reconnu comme un fin observateur du marché de l’art, reconnaît cependant que « celui-ci n’est pas ce qu’il devrait être en France ».
« Les grands collectionneurs d’art moderne se trouvent plutôt en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Grande-Bretagne ou aux États-Unis. Et on ne peut pas dire que le contexte économique crée une formidable émulation chez nous.» Galeries et marchands d’art affluent en effet en nombre aux foires de Bâle (Suisse) et leur clone Art Basel Miami, né il y a un an en Floride, même si, note Anne de Villepoix, « il est plus cher d’y exposer qu’à Paris ». L’ARCO à Madrid a drainé quelque 200 000 personnes lors de sa dernière édition. Quant à la Frieze Art Fair, qui sera inaugurée à Londres à la mi-octobre, Jean-Louis Prat rappelle que « les Anglais vivent toujours hors de la conformité et qu’il y a chez eux de grandes générosités ». Le Salon international d’art contemporain, né en 1974 dans une ancienne gare à Paris, avait lui aussi connu un succès immédiat: 9000 visiteurs, 15000 l’année suivante. Après la performance d’Hermann Nitsch en 1975, avec écartèlement d’animaux, la manifestation s’installe en 1976 au Grand Palais. Les « happenings » d’artistes se multiplient et les stars – notamment Andy Warhol – font le déplacement. Le nombre de visiteurs ne cesse d’augmenter: 100000 en 1984, 150000 en 1992. Contrainte de quitter en 1993 le Grand Palais construit pour l’Exposition universelle de 1900, en rénovation, la FIAC se replie sous des tentes de toile sur le site du futur musée du Quai Branly et le déclin de la fréquentation s’amorce. Suivent une crise au sein du COFIAC en 1995 – quelques galeries frondeuses critiquent « la baisse constante de la qualité » – puis un nouveau déménagement en 1999 dans un espace mieux adapté, au parc des expositions Porte de Versailles (périphérie sud), mais excentré. Aujourd’hui, le nombre des visiteurs stagne à 70000. Cette année, la FIAC accueille 175 galeries, dont 85 françaises, en très grande majorité parisiennes, et 90 étrangères, un peu moins présentes qu’en 2002 (51% contre 53%), malgré l’arrivée de 5 pays: Canada, Cuba, Japon, Luxembourg, Portugal.
Titillée par les succès de ses rivales en Europe et aux États-Unis, la FIAC (Foire internationale d’art contemporain) de Paris fête ses 30 ans du 9 au 13 octobre, avec une présence étrangère en légère baisse mais déterminée à se régénérer. « Il existe un véritable marché en France », assure Anne de Villepoix, galeriste et vice-présidente du COFIAC, comité de sélection de la manifestation.Jean-Louis Prat, directeur de la fondation Maeght à Saint-Paul de Vence (Sud-Est), reconnu comme un fin observateur du marché de l’art, reconnaît cependant que « celui-ci n’est pas ce qu’il devrait être en France ».« Les grands collectionneurs d’art moderne se trouvent plutôt en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Grande-Bretagne ou aux États-Unis. Et on ne peut pas dire que le contexte économique crée une...