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Changes et Bourses Prédominance du sentiment baissier envers le dollar


Le dollar a continué de battre en retraite face aux autres principales monnaies sur les marchés des changes internationaux, propulsant le yen à son plus haut niveau depuis novembre 2000 et l’euro depuis la mi-juin. Ce mouvement s’est produit hier en l’absence de toute intervention de la part des banques centrales du G7, notamment la Banque du Japon malgré la rechute du billet vert au-dessous du seuil de 110 yens. Ce qui est nouveau, car de nombreux intervenants s’y attendaient après avoir assisté la semaine dernière à une attaque de la Fed pour le compte du Japon à ce niveau, laissant croire qu’une nouvelle marge d’évolution du yen s’est mise en place. À cela aurait contribué l’annonce par le gouvernement nippon que l’indicateur avancé de la conjoncture au Japon, qui donne une évaluation de l’activité pour les 3 à 6 mois à venir, s’est établi en août à 55,6 points, confirmant que la 2e économie mondiale devrait se maintenir sur le chemin de la reprise, surtout que la barre de 50 points est considérée comme la limite théorique entre les phases de croissance et de récession. Il en est de même de la hausse des commandes dans l’industrie allemande de 0,6 % en août qui a donné plus d’actualité aussi aux placements en euro qui a testé le seuil de 1,18 $. Pourtant, le sterling a fait exception, souffrant de quelques prises de bénéfices après l’annonce d’une baisse de 0,9 % de la production industrielle britannique en août. Mais, en général, le sentiment baissier envers le dollar devait prédominer, le faisant négocier à New York à 1,1775 pour un euro contre 1,1715 la veille, à 109,80 yens contre 110,95, à 1,3160 FS contre 1,32 mais à 1,6630 pour un sterling contre 1,6705. En Bourse, les marchés US étaient en hausse hier en fin de séance après un début de journée dans le rouge. Les opérateurs se sont montrés optimistes à l’orée d’une saison de résultats de sociétés qui s’annonce bonne. À cet égard, ils ont été réconfortés par la hausse de 13 % du bénéfice net de Pepsico au 3e trimestre et de 1,3 % des ventes des grands magasins la semaine dernière. Pourtant, en Europe, la plupart des Bourses ont terminé en baisse. Elles ont été déprimées par la nouvelle appréciation de l’euro qui risque de peser sur la fragile reprise de l’économie dans cette région.
À Beyrouth, le marché des changes est resté gouverné par la propension des opérateurs à l’achat du dollar à des fins de placement dans les certificats de dépôt émis par la BDL à 3 ans même à des cours supérieurs au haut de sa fourchette d’intervention. Après le maintien de cette fourchette entre 1 501 et 1 514 LL, il a continué à être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié à 1 515,50 LL.
À la Bourse de Beyrouth, la tendance a été déterminée par la baisse de 54 600 actions A et de 5 000 actions B de Solidere de 4,18 à 4,16 $ et de 4,55 à 4,30 $ respectivement, alors que 5 500 actions C de la Byblos Bank se maintenaient à 1,67 $ ainsi que 9 500 actions du Beirut Global Income à 100,10 $.
Élie KAHWAGI
Le dollar a continué de battre en retraite face aux autres principales monnaies sur les marchés des changes internationaux, propulsant le yen à son plus haut niveau depuis novembre 2000 et l’euro depuis la mi-juin. Ce mouvement s’est produit hier en l’absence de toute intervention de la part des banques centrales du G7, notamment la Banque du Japon malgré la rechute du billet vert au-dessous du seuil de 110 yens. Ce qui est nouveau, car de nombreux intervenants s’y attendaient après avoir assisté la semaine dernière à une attaque de la Fed pour le compte du Japon à ce niveau, laissant croire qu’une nouvelle marge d’évolution du yen s’est mise en place. À cela aurait contribué l’annonce par le gouvernement nippon que l’indicateur avancé de la conjoncture au Japon, qui donne une évaluation de l’activité...