Remercié par Eddie Jordan après quatre années de bons et loyaux services, la cote d’amour de Barrichello avait baissé lors de son arrivée au sein de la toute nouvelle écurie fondée par la famille Stewart. Après avoir essuyé les plâtres de fort belle manière en 1997, la saison 1998 fut celle des fondations, et quand le chemin du succès fut tracé en 1999, c’est son équipier Johnny Herbert qui est arrivé le premier.
Autant dire qu’il était temps de partir, d’autant qu’il était appelé par des sirènes qui n’avaient jamais vibré pour son ami Ayrton : Ferrari. Rubens Barrichello, qui a entamé avec force et détermination une 11e saison de F1 consécutive, a ouvert son palmarès de vainqueur en F1 avec un superbe succès à Hockenheim en 2000. Il a relevé le gant et affronté Michael Schumacher au sein même de l’écurie Ferrari, ce qui n’est certainement pas une sinécure.
Pour sa seconde saison avec l’équipe italienne (en 2001), Barrichello n’a pas renoué avec le succès mais contribué de belle manière à celui de son employeur et de son leader. En 2002, ce fidèle lieutenant de Michael Schumacher, serviteur dévoué de la Scuderia, s’est vu récompensé de plusieurs succès offerts sur un plateau par son royal leader. Nul doute qu’il a touché là ce qu’il pouvait espérer de mieux avant de viser éventuellement le titre mondial une fois Michael Schumacher rassasié.
Le voilà désormais parti dans une quatrième saison au sein de l’écurie italienne, rejoint par son compatriote Felipe Massa au poste de pilote d’essais. Il possède une fois encore tous les atouts en main pour réussir à devenir le digne héritier de Senna au palmarès du championnat du monde.
Après un début de saison 2003 tout aussi chaotique que son illustre équipier qui reste depuis lors sur une série de trois victoires consécutives, Rubens affiche quant à lui trois arrivées successives à la troisième place... Nul doute qu’en Principauté, Barrichello voudra faire encore mieux que la deuxième place prise à Sepang, et pourquoi pas, ajouter un 6e succès à son palmarès.


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