« Je ne dis pas que je vais gagner mais mon grand objectif est de gagner un tournoi du grand chelem et je pense que Roland-Garros est celui que j’ai le plus de chances de gagner, » a dit la n° 2 belge après avoir défendu victorieusement son titre à Berlin.
Henin, qui s’est mariée l’année dernière, a explosé au plus haut niveau aux Internationaux de France il y a deux ans, s’inclinant en demi-finale contre sa compatriote Kim Clijsters. « Ce match était comme un rêve », se souvient-elle. « Je me rappelle difficilement la manière dont j’ai joué ou ce qu’il s’est passé. Jouer ce match était tellement spécial. » L’année dernière, elle est arrivée à Paris dans le wagon des favorites, sur la lancée de sa victoire à Berlin contre Serena Williams et de sa finale à Rome.
Elle venait de faire son entrée dans le top 5 mondial. Mais la bronchite l’a emportée dès le premier tour. « Ce qui est arrivé l’année dernière me rend très prudente », explique-t-elle. « Je dis juste que j’adorerais remporter Roland-Garros, mais c’est quelque chose qui ne se prévoit pas. »
Soulever de la fonte
Henin-Hardenne, poids plume du circuit féminin – 1,67 mètres pour 57 kilos, est à son avantage sur terre battue, où la puissance pure est moins importante que sur les surfaces rapides. Sa patience dans les échanges longs, sa vitesse et sa capacité à couvrir le court comme son revers à une main en font l’une des meilleures joueuses sur la surface ocre. « Pour moi, Justine est la meilleure joueuse sur terre battue du moment », a dit Clijsters après s’être inclinée contre la Wallonne en finale à Berlin.
Si elle s’est bien remise d’une douleur au genou qui l’a poussée à déclarer forfait au tournoi de Rome, Henin-Hardenne sera l’une de grandes favorites Porte d’Auteuil. Elle est également l’une des rares joueuses à pouvoir battre Serena Wiliams.
Elle avait battu la n°1 mondiale à Berlin l’année dernière avant de la dominer à nouveau cette saison en finale du tournoi de Charleston, mettant fin à la série de 21 victoires consécutives de l’Américaine.
Henin-Hardenne arrive donc plus déterminée que jamais à Paris.
« J’ai soulevé de la fonte et j’ai beaucoup couru », explique-t-elle. « J’ai travaillé dur à en pleurer mais cela a payé. « Je me sens plus forte que jamais. »


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