Rechercher
Rechercher

Actualités

Indonésie Des troupes d’élite dépêchées à Aceh pour protéger les écoles

L’armée indonésienne a envoyé hier des troupes d’élite afin de protéger les écoles dans la province d’Aceh, où plus de 200 établissement scolaires ont déjà brûlé, au troisième jour d’une offensive contre les rebelles séparatistes.
L’armée a d’autre part annoncé des restrictions à l’activité de la presse dans la province du nord de l’île de Sumatra, soumise à la loi martiale.
Les militaires et les rebelles du Mouvement Aceh libre (Gam, séparatiste) se sont rejeté la responsabilité des incendies d’écoles. Un responsable local de l’éducation a annoncé que plus de 200 écoles avaient été incendiées, dont 87 dans la région de Bireuen et 74 dans celle de Pidie, des bastions rebelles, depuis le début lundi de l’offensive de l’armée. Quelque 60 000 enfants ne peuvent plus étudier. L’armée a donné un chiffre de 147 écoles brûlées. Elle a accusé le Gam de brûler les écoles, symboles de l’État indonésien, pour faire diversion et contraindre les militaires à effectuer des gardes au détriment d’opérations offensives, alors que celui ci ripostait en accusant les services de renseignements indonésiens de brûler les écoles pour discréditer le mouvement rebelle.
L’armée a annoncé avoir tué sept rebelles et arrêté sept autres, et n’avoir aucun mort au combat dans ses rangs, depuis le début de cette offensive. Un soldat est mort accidentellement lundi et plusieurs autres ont été blessés lors d’accrochages.
Un porte-parole du Gam, contacté depuis Djakarta, a affirmé que des militaires avaient tué dix civils non armés hier dans le village de Peusangan, dans la région de Bireuen, information vérifiée par l’armée. Un photographe sur place a vu huit corps que les habitants se préparaient à enterrer. Le responsable de la loi martiale dans la province, le général Endang Suwarya, a déclaré qu’il ne voulait plus que les journalistes citent les porte-parole du Gam, qui déforment les faits, selon lui. « Nous allons mettre un terme aux informations données par les porte-parole du Gam », a-t-il dit.
« Les journalistes ont le droit de mettre en cause les actions des forces de sécurité sur le terrain. Tant que c’est juste, nous l’acceptons. Mais il ne doit plus y avoir d’informations émanant du Gam et de commentaires faisant l’éloge du Gam », a ajouté l’officier.
Il a aussi annoncé que les sympathisants du Gam, particuliers ou associations, seraient arrêtés.
L’armée indonésienne a envoyé hier des troupes d’élite afin de protéger les écoles dans la province d’Aceh, où plus de 200 établissement scolaires ont déjà brûlé, au troisième jour d’une offensive contre les rebelles séparatistes.L’armée a d’autre part annoncé des restrictions à l’activité de la presse dans la province du nord de l’île de Sumatra, soumise à la loi martiale.Les militaires et les rebelles du Mouvement Aceh libre (Gam, séparatiste) se sont rejeté la responsabilité des incendies d’écoles. Un responsable local de l’éducation a annoncé que plus de 200 écoles avaient été incendiées, dont 87 dans la région de Bireuen et 74 dans celle de Pidie, des bastions rebelles, depuis le début lundi de l’offensive de l’armée. Quelque 60 000 enfants ne peuvent plus étudier. L’armée...