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La DNCG, un juge scrupuleux

Sur le point de clore une saison riche en rebondissements, les clubs de Ligue 1 de football se préparent dès mercredi à livrer un nouveau combat, tout aussi essentiel, devant la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG), juge scrupuleux de leur santé financière.
Institution unique en Europe, la DNCG a pour mission d’assurer « le contrôle de la gestion administrative, financière et juridique » des clubs via sa commission de contrôle des championnats professionnels. Elle avait été créée à l’automne 1990 afin d’assainir les finances de clubs totalisant près d’un milliard de FF de déficit à l’époque.
Le plus souvent, la DNCG se contente d’avertir fermement les mauvais gestionnaires, prononçant, le cas échéant, des interdictions de recruter. Mais elle a quelquefois la main lourde. Brest et Nice en 1991, Toulouse en 2001, relégués administrativement, s’en souviennent.
La commission est composée de 18 membres (dont 4 experts-comptables au moins) désignés par les différentes familles du football : Fédération française (FFF), Ligue professionnelle (LFP), entraîneurs, joueurs, clubs et administratifs. Tous bénévoles, assistés de trois salariés permanents, ceux-ci sont « indépendants et impartiaux », insiste un membre de la DNCG.
Le président, actuellement l’avocat François Ponthieu, est ainsi choisi par les membres de la commission, lesquels ne peuvent pas être démis de leurs fonctions. Relevant d’une annexe à la convention entre la FFF et la LFP, la DNCG n’a de compte à rendre à personne et n’a aucune obligation, par exemple, d’informer la Ligue de l’état de ses travaux. « Les premiers informés, ce sont les clubs », explique-t-on. Chaque année, mais plusieurs mois après la fin de ses auditions, le DNCG établit toutefois un bilan financier global.

« Au cas par cas »
Jusqu’à la fin du mois de juin, tous les clubs professionnels vont passer au parloir pour la saison 2003-2004, après avoir été entendus une première fois en début d’année. La DNCG travaillera dans le plus grand secret, laissant le soin aux clubs de communiquer ou non après leur audition.
« La chose la plus importante, c’est qu’un club puisse terminer la saison. Peu importe qu’il la commence en déficit, note-t-on encore à la DNCG où l’on traite au cas par cas. Pour apprécier la situation générale des clubs, on ne se polarise pas sur l’endettement. On cherche à prendre en considération tous les éléments. Tout dépend de la présence d’actionnaires, d’investisseurs ou de fonds propres ». « Nous serons par exemple plus sévères avec un club qui a 10 euros de déficit et aucune garantie plutôt qu’avec un autre qui a 1 000 euros de déficit mais des actionnaires solides derrière », ajoute-t-on. Après l’examen minutieux des situations, la DNCG décidera éventuellement des sanctions. Mais, « dans 99 % des cas », elle aura donné un délai supplémentaire aux clubs pour présenter de nouveaux comptes.
Les décisions sont susceptibles de recours devant une commission d’appel. Ensuite, le Comité olympique (CNOSF) peut éventuellement être saisi. Celui-ci rend alors une proposition de conciliation avant que le Conseil fédéral ne tranche définitivement.
Sur le point de clore une saison riche en rebondissements, les clubs de Ligue 1 de football se préparent dès mercredi à livrer un nouveau combat, tout aussi essentiel, devant la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG), juge scrupuleux de leur santé financière.Institution unique en Europe, la DNCG a pour mission d’assurer « le contrôle de la gestion administrative, financière et juridique » des clubs via sa commission de contrôle des championnats professionnels. Elle avait été créée à l’automne 1990 afin d’assainir les finances de clubs totalisant près d’un milliard de FF de déficit à l’époque.Le plus souvent, la DNCG se contente d’avertir fermement les mauvais gestionnaires, prononçant, le cas échéant, des interdictions de recruter. Mais elle a quelquefois la main lourde. Brest et Nice en...