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Changes et Bourses Rechute du dollar et bond en arrière des Bourses

Les offres et les demandes du dollar se sont équilibrées tout près du haut de la fourchette d’intervention de la BDL sur le marché des changes de Beyrouth en ce début de semaine, la dispensant de le vendre, ont indiqué les cambistes. Mais après que la BDL eut maintenu sa fourchette entre 1 501 LL à l’achat et 1 514 LL à la vente, le billet vert continuait à être invariablement fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié dans les échanges interbancaires entre 1 513 et 1 514 LL, comme la semaine dernière.
À l’étranger, l’euro est parvenu à dépasser son cours de lancement face au dollar en janvier 1999, profitant des propos du secrétaire US au Trésor John Snow dimanche, avant de s’effriter en fin de journée sur des rumeurs d’intervention de la Banque du Japon (BoJ) pour juguler la hausse du yen. De fait, c’est une phrase de M. Snow à l’issue de la réunion du Groupe des 7 à Deauville (France) ce week-end qui a précipité la chute du dollar dès l’ouverture des marchés des changes. Les récents mouvements des monnaies sont « relativement modestes », a-t-il dit, juste après avoir reconnu que la baisse du dollar était bénéfique pour les exportations américaines, donc pour l’économie, minimisant le reflux du billet vert. Ces propos ont été interprétés comme une confirmation que l’Administration Bush a abandonné, sans le dire officiellement, la politique du dollar fort, initiée par l’ancien secrétaire US au Trésor Robert Rubin en 1995 lors de l’Administration de Bill Clinton. Mais après que le porte-parole de la Maison-Blanche Ari Fleischer eut affirmé hier que les autorités américaines continuent de soutenir la politique d’un dollar fort à un moment où des rumeurs circulaient sur les marchés que la BoJ serait intervenue en vendant massivement du yen pour freiner sa hausse, l’euro, qui valait 1,1737 $, devait repasser au-dessous du seuil de 1,17 $ à 1,1623 $. Toutefois, les opérateurs, conscients toujours que les précédentes interventions de la BoJ n’ont eu qu’un succès marginal, ont estimé devoir rester sur la défensive. En effet, ils ont finalement négocié le dollar à New York à 1,1660 pour un euro contre 1,1580 vendredi dernier, à 1,6330 pour un sterling contre 1,6195, à 1,2970 FS contre 1,3075 et à 117,35 yens contre 116,05.
En Bourse, les marchés américains ont accentué leur mouvement de baisse, un nouvel accès de faiblesse du dollar ayant déclenché des prises de bénéfices. Ce phénomène s’explique que cette glissade du billet vert va réintroduire l’inflation aux États-Unis et éloigner les perspectives d’assouplissement du crédit par la Fed. Cela d’autant que le leading indicator, censé préfigurer l’évolution de l’économie aux États-Unis dans les 6 à 9 prochains mois, n’a progressé en avril que de 0,1 %. En clôture, Wall Street a perdu 2,14 % à 8 493,39 pts et le Nasdaq 2,97 % à 1 492,77 pts.
Les Bourses européennes ont nettement reculé aussi, angoissées par la chute du dollar qui pénalise les exportations du Vieux Continent, par les attentats terroristes et par les mauvaises nouvelles de sociétés. En effet, le CAC 40 a cédé 4,26 % à 2 867,29 pts, l’Extra Dax 4,63 % à 2 850,68 pts et le Footsie 2,66 % à 3 941,30 pts. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse de 7 457 actions A et de 900 actions B de Solidere de 4 3/4 à 4 7/8 $ et 5 $ respectivement ainsi que de 17 247 actions Holcim de 15/32 à 16/32 $ et de 900 certificats GDR de la Blom Bank de 19 1/4 à 19 3/8 $.
Élie KAHWAGI
Les offres et les demandes du dollar se sont équilibrées tout près du haut de la fourchette d’intervention de la BDL sur le marché des changes de Beyrouth en ce début de semaine, la dispensant de le vendre, ont indiqué les cambistes. Mais après que la BDL eut maintenu sa fourchette entre 1 501 LL à l’achat et 1 514 LL à la vente, le billet vert continuait à être invariablement fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié dans les échanges interbancaires entre 1 513 et 1 514 LL, comme la semaine dernière.À l’étranger, l’euro est parvenu à dépasser son cours de lancement face au dollar en janvier 1999, profitant des propos du secrétaire US au Trésor John Snow dimanche, avant de s’effriter en fin de journée sur des rumeurs d’intervention de la Banque du Japon (BoJ) pour juguler la hausse du...