L’opposition Kataëb a mis l’accent sur la nécessité de dissocier le retrait syrien du Liban de la réalisation d’une paix globale au Proche-Orient.
Dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion tenue sous la présidence de l’ancien leader des Kataëb, M. Élie Karamé, l’opposition Kataëb souligne qu’» après plus de douze ans d’oppression visant une composante essentielle de la population libanaise, il est grand temps de réaliser une véritable réconciliation nationale qui prendrait en considération les aspirations de cette fraction que d’aucuns cherchent à marginaliser ». « Il ne saurait y avoir de salut, poursuit le communiqué de l’opposition Kataëb, sans aboutir à une souveraineté et une indépendance totales, et sans que le sort du Liban soit entre les mains des Libanais. »
Et le communiqué d’ajouter : « Le déploiement de l’armée au Liban-Sud et le retrait syrien sont des priorités qui ne sauraient attendre la paix globale au Proche-Orient ou le retrait du Golan et des fermes de Chebaa. Le Liban a ses spécificités et ses besoins propres qui doivent être réglés de toute urgence, avant qu’il ne soit trop tard. »
Après avoir affirmé que la formation du nouveau gouvernement n’incite pas à l’optimisme, l’opposition Kataëb a souligné que la réalisation de l’unité nationale véritable passe par la libération du leader des Forces libanaises, Samir Geagea, et par le retour d’exil du général Michel Aoun.
En conclusion, l’opposition Kataëb a exprimé sa satisfaction au sujet, d’une part, des prises de position adoptées par le président iranien, Mohammed Khatami, et, d’autre part, de la décision du Conseil d’État de remettre en question le décret sur les naturalisations de 1994. Concernant ce dernier point, le communiqué met l’accent sur la nécessité de faire preuve de vigilance au niveau de l’application du verdict du Conseil d’État, « car l’essentiel reste la concrétisation de cette décision ».


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