Un policier australien a été condamné à cinq ans de prison pour avoir convaincu des chrétiens intégristes de se photographier nus, leur faisant croire que ses clichés étaient indispensables pour devenir indicateurs dans le cadre d’une enquête sur un réseau pédophile. James Arthur Marriner, âgé de 43 ans, était poursuivi devant un tribunal de Brisbane pour 14 chefs de mise en examen, dont agression, agressions sexuelles, fraude et extorsion de fonds. Le policier avait persuadé des membres d’une secte de chrétiens intégristes basée dans l’État du Queensland, dont le règlement interdit par exemple de regarder la télévision, de se couper les poils pubiens et de se prendre en photo nus. L’officier leur avait expliqué que cela était obligatoire pour devenir des indicateurs de police et travailler au démantèlement d’un réseau pédophile. Le juge Manus Boyce a estimé dans son jugement que les victimes vivaient retirées du monde et qu’elles étaient naïves et vulnérables. James Arthur Marriner avait également affirmé à une femme qu’elle avait contracté une maladie sexuellement transmissible et qu’elle devait passer un examen où elle devait se masturber et subir un prélèvement vaginal. Le policier avait filmé cette opération, indiquant qu’il lui fallait la montrer à ses supérieurs. L’homme avait également tenté de faire chanter un jeune couple, en voulant lui faire signer une fausse déclaration dans laquelle il affirmait qu’il avait des relations sexuelles entre mineurs. Il avait menacé le couple de le dénoncer au service de la protection de l’enfance s’il ne lui versait pas 3 400 dollars américains.
Une tigresse accouche
pendant le spectacle
Une tigresse du Bengale a donné naissance à trois petits au cours d’un spectacle de cirque, a rapporté une chaîne de télévision taïwanaise. Le dompteur a dû mettre un terme à la représentation qu’il donnait dans la ville de He Mei (ouest), quand il a vu une queue sortir de la tigresse samedi soir, selon une chaîne câblée. L’animal a donné naissance à une femelle et à un mâle, mais le troisième bébé tigre n’a pas survécu.
Le « poète escaladeur » perché
sur « Le Negresco » au profit
des plus démunis
Hervé Couasnon, le « poète escaladeur » périgourdin renommé pour ses ascensions urbaines s’est perché pendant plus d’une heure samedi soir sur l’enseigne du palace niçois Le Negresco « en signe de solidarité avec les plus démunis », a-t-on appris hier auprès des secours. Juché sur le « E » de Negresco à plus de 20 mètres du sol, l’homme a attiré une noria de badauds provoquant un embouteillage sur la Promenade des Anglais. Après une heure d’âpres négociations avec le sous-préfet Abdel Aissou, l’alpiniste urbain, âgé de 40 ans, a finalement obtenu de pouvoir tenir une brève conférence de presse avant d’être escorté à l’hôpital Saint-Roch pour un examen psychiatrique. Le grimpeur a chaudement remercié secours et autorités, leur promettant de ne plus recommencer... à Nice. Renommé pour ses happenings urbains, Hervé Couasnon compte à son palmarès l’ascension du palais des festivals de Cannes, déguisé en curé, en mai 1990, celle de l’ambassade d’Iran à Paris en 1987, la cathédrale de Bruxelles, celle d’Orléans et le Capitole de Toulouse. Il avait également réussi à approcher Jean-Pierre Raffarin lors d’un discours à l’Assemblée nationale le 3 juillet 2002.
Des communes « aux noms
burlesques et chantants »
Saligos, Montcuq, Trécon, Rebirrechioulet... Souvent moqués pour leur nom de village fantaisiste, les habitants d’une quinzaine de communes françaises aux « noms burlesques et chantants » ont décidé de se faire un nom, en organisant ce week-end leurs premières rencontres officielles. C’est à Mengesèbes, petit hameau de la commune de Saint-Lys (Haute-Garonne) dont le nom signifie « Mange-oignons » en occitan, qu’ont lieu ces « Rencontres des communes aux noms burlesques et chantants d’Occitanie et d’ailleurs ». Le projet, « loufoque et anecdotique », selon ses organisateurs, a été organisé « pour et par les petites communes rurales ». « Il s’agit pour elles de tirer parti de leur particularité toponymique pour se faire connaître et, par la même occasion, de promouvoir leur patrimoine architectural, historique ou gastronomique ». Un marché gourmand notamment est organisé, afin que les communes présentent leurs spécialités culinaires, ainsi qu’un stand « Culture et patrimoine ». Seuls sont admis à participer aux rencontres, précisent les organisateurs, les communes ou les hameaux « dont le nom évocateur prête à sourire, à rire ou dont la musicalité est porteuse de pittoresque et de folklore. Ici, le burlesque bannit la grossièreté. Il suffit d’avoir le sens de l’humour... » Si cette première manifestation a du succès, une association pourrait bientôt rassembler les villages porteurs de noms fantaisistes et une nouvelle commune pourrait accueillir chaque année une nouvelle édition de ces festivités itinérantes.
Bière russe au pays des ayatollahs
Avec la bénédiction des autorités de Téhéran, le brasseur russe Baltika a acheminé cette semaine un premier lot de 30000 litres de bière sans alcool. Cette version édulcorée de la bière la plus populaire en Russie avait reçu le feu vert des autorités de la République islamique où, au nom d’une interprétation rigoriste de la loi coranique, la vente de boissons alcoolisées est strictement interdite. Selon Baltika, contrôlé par le Danois Karlsberg et le Britannique Scottish & Newcastle, les Iraniens boivent en moyenne 12,8 litres de bière par an et par personne, contre une cinquantaine de litres attendue cette année en Russie.
Les affres de la solitude
Un vieillard solitaire et prévoyant, brouillé depuis longtemps avec sa famille, sentant sa mort proche et ne comptant guère sur ses enfants pour lui organiser des funérailles décentes, avait fait graver à l’avance sa pierre tombale, a rapporté le quotidien Yédiot Aharonot. Le vieillard, résidant dans le nord d’Israël, n’ayant récemment plus donné signe de vie, l’un de ses voisins, âgé de 77 ans, a alerté la police. Les policiers arrivés sur les lieux ont trouvé dans l’appartement le corps sans vie du vieil homme et, à leur grande stupéfaction, une pierre tombale en marbre sur laquelle il avait fait graver son nom, sa date de naissance et cette épitaphe : « Ici gît un homme droit qui aimait les hommes ». Sur la pierre tombale manquait seulement la date du décès.
Les juges iraniens retournent à l’école
Les magistrats iraniens vont devoir à l’avenir reprendre des cours de calligraphie pour rédiger des jugements un peu plus lisibles, a indiqué le chef du conseil suprême iranien de calligraphie Hassan Gholampour cité par le quotidien Entekhab. Malgré l’informatisation, les ordonnances des juges iraniens continuent à être rédigées à la main, et les justiciables peinent souvent à les décrypter. « Sur ordre du chef de l’autorité judiciaire (l’ayatollah Mahmoud Chahroudi), tous les juges et les autres officiels à des postes sensibles de la justice doivent prendre des cours de nastaliq », la calligraphie nationale, a annoncé Hassan Gholampour. L’enseignement de la calligraphie, obligatoire dans les écoles iraniennes, est réputé améliorer l’écriture. L’écriture persane est fondée sur l’arabe, complétant son alphabet pour reproduire certains sons spécifiques et modifiant légèrement ses lettres. Pour la calligraphie, les Persans se sont servis de deux styles arabes, le Taliq et le Naskh, qui ont donné le Nastaliq.
Roulette russe en direct
La télévision britannique Channel Four a diffusé dimanche soir une émission présentant un « magicien » jouant à la roulette russe, suscitant les protestations des associations de lutte contre les armes à feu et de la police. Diffusée en léger différé afin d’annuler la diffusion en cas d’accident, Derren Brown, âgé de 32 ans, a appuyé sur la gâchette, sans se blesser, d’un revolver qui avait été auparavant chargé d’une balle dans l’un des six compartiments numérotés du barillet par un membre du public. Les téléspectateurs ont pu voir le magicien pointer le revolver contre lui et appuyer sur la gachette. Le magicien, dont la spécialité est de deviner les pensées des gens, avait demandé auparavant à la personne choisie dans le public de compter jusqu’à six affirmant pouvoir deviner, au son de sa voix et en utilisant des « techniques psychologiques sophistiquées », dans quel compartiment était logée la cartouche. Dans des émissions précédentes, Derren Brown avait découvert un code de carte bancaire, identifié le métier de quelqu’un en regardant ses mains ou reconnu un mensonge parmi trois affirmations énoncées par un vendeur.


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