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Insolite

Faux Nobel pour vrais
travaux atypiques
Les auteurs de travaux sur les cerveaux des chauffeurs de taxi londoniens et un Japonais qui a étudié pourquoi une statue en bronze n’attirait pas les pigeons font partie des gagnants des prix IgNobel cette année. Les IgNobel sont remis chaque année depuis treize ans par le journal humoristique Annals of Improbable Research (Les Annales de la recherche improbable) et l’Université de Harvard. Ils ont été décernés la semaine passée au théâtre Sanders à Harvard, près de Boston (Nord-Est). « Les gagnants ont tous fait des choses qui font d’abord rire les gens, et ensuite les font penser », explique le journal sur son site Web. Trois chercheurs de l’Université de Stockholm ont été recompensés pour leur rapport ayant pour thème: « Les poulets préfèrent les gens beaux », tandis que le Japonais Yukio Hirose de l’Université Kanazawa a reçu un prix pour son étude chimique d’une statue de bronze qui n’attire pas les pigeons. En médecine, sept chercheurs londoniens ont été récompensés pour leurs travaux prouvant que les cerveaux des chauffeurs de taxi à Londres sont nettement plus développés que ceux de leurs concitoyens, alors qu’en biologie, un Néerlandais a reçu un prix pour avoir étudié le premier cas scientifiquement prouvé de nécrophilie homosexuelle chez le canard colvert. En littérature, John Trinkaus, de la Zicklin School of Business, à New York, a été récompensé pour avoir relevé toute une série d’anomalies de la vie quotidienne : le pourcentage de gens qui portent des casquettes de base-ball avec la visière tournée vers l’arrière ou celui de gens qui dépassent le nombre d’articles autorisés à la caisse express dans un supermarché.
La citoyenne fantôme
Une Turque de 57 ans vient d’obtenir le droit d’obtenir la première carte d’identité de sa vie, alors qu’elle n’avait jamais pensé jusqu’à présent à se faire enregistrer auprès des services de l’état civil, rapporte l’agence Anatolie. Kiymet s’est décidée à faire acte de civisme uniquement parce que son « mari » Salim voulait qu’elle bénéficie des services de santé publics, alors qu’elle n’avait jamais eu besoin de consulter le moindre médecin, dit Anatolie. Faute de papiers officiels, Salim n’avait épousé Kiymet que devant un imam, lors d’un mariage uniquement religieux, comme c’est souvent le cas en Turquie. Jusque-là, Kiymet n’avait obtenu qu’une carte d’électeur – et avait voté –, délivrée par la mairie de son quartier. La Direction régionale de l’état civil a reconnu que c’était « la première fois (qu’elle se trouvait) confrontée à une telle situation », selon Anatolie.
Il tente de vendre une momie
pour acheter un tracteur
La police égyptienne a arrêté un Égyptien qui tentait de vendre une momie pharaonique vieille de 2500 ans pour pouvoir acheter un tracteur, a rapporté le journal al-Wafd. Le suspect, conducteur d’un pick-up, avait acheté la momie d’une longueur de 160 centimètres pour 7000 dollars à un avocat qui l’avait découverte dans le désert occidental de l’Égypte il y a trois mois, précise le journal. Le conducteur, qui pensait pouvoir vendre la momie pour 2 millions de dollars, l’avait entreposée dans son véhicule et avait fait le tour des quartiers chics du Caire et les alentours des pyramides afin de trouver acquéreur, selon le journal. Le suspect, estimant que ses efforts étaient vains, voulait vendre la momie « juste » pour acheter un tracteur, ajoute al-Wafd. La police, prévenue, a arrêté le conducteur ainsi que deux autres hommes qui l’aidaient à trouver un client.
« Château du pénitencier »
Un Norvégien impénitent a produit pendant quelques jours du vin de groseille au nez et à la barbe des gardiens de la prison où il était incarcéré, ont rapporté les autorités pénitentiaires, qui ont finalement débusqué le « viticulteur » clandestin. « Nous avons saisi deux bidons, des poubelles recyclées, d’une capacité totale de 20 litres », a déclaré Arnt-Roger Hoeiby, un responsable de la prison de « basse sécurité » d’Ilseng (sud-est de la Norvège), où sont incarcérées des personnes condamnées à de courtes peines, dont beaucoup pour conduite en état d’ivresse. L’homme récoltait ses groseilles sous les fenêtres de l’ancien logement de fonction du directeur de la prison. Bénéficiant de complicités parmi les détenus travaillant dans les cuisines, il concoctait son breuvage en mélangeant les baies avec de l’eau, un peu de sucre et de la levure. Démasqué après qu’il eut fait état de ses activités dans une lettre adressée à un détenu d’une autre prison, dont la correspondance était surveillée, il a été transféré dans un établissement de haute sécurité, où il purgera le reste de sa peine.
Le paradis des artistes
Plus de 150 artistes internationaux ont investi un bunker oublié depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et situé sous l’Alexanderplatz, la place centrale de l’ancien Berlin-Est, pour une vaste exposition souterraine ouverte vendredi au public pour un mois. Consacrée au thème du paradis, l’exposition s’étend sur trois étages dans les galeries et les chambres de béton de ce qui fut utilisé pendant la guerre comme un abri antiaérien pouvant abriter jusqu’à 4500 personnes. Vidéos, sculptures, peintures, photographies et installations diverses attendent le visiteur au détour des couloirs, dans lesquels sont également organisés à intervalles réguliers des happenings artistiques, à l’instar d’un « concours germano-russe de bisous » organisé dans la nuit de jeudi à vendredi à l’occasion du vernissage. Selon les organisateurs, l’exposition qui doit s’achever le 2 novembre doit donner le coup d’envoi d’une série d’expositions dans divers bunkers souterrains, à Munich (sud de l’Allemagne) en mai 2004, Prague à l’automne 2004, et, au-delà, dans le centre historique de Moscou. L’exposition, accompagnée d’un site Internet (www.paradiesprojekt.de), regroupe notamment de jeunes artistes allemands, mais également russes, macédoniens, tchèques, français, britanniques, finlandais et américains.
Une ménagerie à la maison
La police s’est emparée samedi d’un tigre de 180 kg qui vivait dans un appartement new-yorkais, lors d’une opération commando qui a également permis de saisir un caïman de 90 cm. La police est intervenue dans le quartier de Harlem, après qu’un homme se fut présenté aux urgences avec des morsures qu’il disait être de pit-bull. Mais les médecins ont vite compris qu’il ne pouvait s’agir de morsures d’un chien. Ayant localisé le domicile de l’homme, les policiers ont percé un trou dans la porte de l’appartement pour repérer le tigre. Pendant ce temps, un de leurs collègues est descendu en rappel le long de la façade de l’immeuble pour tirer au travers de la fenêtre avec une arme chargée de tranquillisants. Un caïman de 90 cm a également été retrouvé dans l’appartement. Un second tigre, des bébés tigres, deux rottweilers, des lapins et une tarentule vivaient également dans ce cinq-pièces, jusqu’à ce que le reste de la famille – dont des enfants – les emmène avec eux à Philadelphie en juin, selon les voisins. Les habitants de l’immeuble connaissaient l’existence des animaux, mais les services sociaux n’avaient jamais répondu à leurs plaintes.
Faux Nobel pour vrais travaux atypiquesLes auteurs de travaux sur les cerveaux des chauffeurs de taxi londoniens et un Japonais qui a étudié pourquoi une statue en bronze n’attirait pas les pigeons font partie des gagnants des prix IgNobel cette année. Les IgNobel sont remis chaque année depuis treize ans par le journal humoristique Annals of Improbable Research (Les Annales de la recherche improbable) et l’Université de Harvard. Ils ont été décernés la semaine passée au théâtre Sanders à Harvard, près de Boston (Nord-Est). « Les gagnants ont tous fait des choses qui font d’abord rire les gens, et ensuite les font penser », explique le journal sur son site Web. Trois chercheurs de l’Université de Stockholm ont été recompensés pour leur rapport ayant pour thème: « Les poulets préfèrent les gens beaux »,...