Dans la troisième manche, le Français a creusé le break décisif au sixième jeu à la suite d’un coup droit du Chilien dehors de quelques centimètres.
Très efficace au service (12 aces), l’Aixois a maintenu son avantage sans trembler, concluant à sa première balle de match sur un retour dans les bâches de Gonzalez.
Arnaud Clément a construit son succès avec beaucoup d’intelligence tactique. « J’ai super bien servi, a-t-il dit. J’estime que je bats un joueur en pleine forme, ça ajoute à mon panache. À la fin du deuxième set, je n’étais pas trop inquiet. Contre Gonzalez, il faut tout le temps rester concentré. C’est vrai qu’il a un peu plus de “folie” que la moyenne des joueurs du circuit mais il possède une telle puissance. »
À 25 ans Clément, 39e à l’ATP, met fin à une série de trois finales perdues. « J’en avais assez que mon compteur reste bloqué à un. J’avais besoin de cette victoire. Je dirais même qu’on en avait besoin avec Rémi Barbarin, mon coach », a-t-il précisé.
« Ça fait deux ans qu’on travaille ensemble. C’est notre coupe. Rémi est souvent irréprochable, il est capable de faire des sacrifices pour ses joueurs. Il est toujours très motivé. En début de semaine, il m’avait désigné l’Open de Moselle comme un objectif de victoire, ce qui n’est pas dans ma mentalité », a raconté Clément.
« C’est amusant que cela soit couronné de succès aussi vite ! En tout cas, je ne veux pas m’arrêter là. Il me reste cinq tournois au programme, j’ai encore faim. »
Le Français a salué l’organisation de ce premier Open de Moselle : « La salle des Arènes est idéale pour le tennis. Le public m’a vraiment poussé. Ce n’est pas mon style de baisser les bras mais aujourd’hui, je me suis senti déchaîné. » Clément va aborder le Grand Prix de Lyon, la semaine prochaine, le moral gonflé à bloc. Au premier tour, il sera confronté au Brésilien Flavio Saretta.


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