Le dollar est resté sous pression face aux autres grandes monnaies, surtout le yen en raison de doutes des investisseurs sur l’efficacité de l’intervention des autorités japonaises pour freiner la hausse de leur monnaie. À cela aurait contribué la publication hier d’indicateurs économiques décevants aux États-Unis mais rassurants au Japon et dans la zone euro. D’un côté, les opérateurs ont été très sensibilisés par l’annonce d’une baisse de l’indice composite d’activité du secteur industriel US calculé par le groupement national des directeurs d’achats (ISM) de 54,7 points en août à 53,7 points en septembre au lieu de 54,8 points comme attendu. Cela d’autant que la hausse des dépenses de construction aux États-Unis de 0,2 % en août, comme en juillet, a été peu convaincante alors qu’on tablait sur une hausse de 0,4 %. En revanche, les résultats de l’enquête trimestrielle de la Banque du Japon « Tankan » ont révélé une nette amélioration du moral des entrepreneurs japonais dont l’indice de confiance est redevenu positif au 3e trimestre à +1 contre -5 au 2e trimestre, pour la 1re fois depuis le 4e trimestre 2000. Il en est de même de la hausse de l’indice des acheteurs du secteur manufacturier de la zone euro (PMI) qui a progressé à 50,1 points en septembre contre 49,1 points en août, franchissant pour la 1re fois depuis août 2002 la barre de 50 points qui marque un retour à l’expansion de l’activité. Il n’est donc guère surprenant dans ces conditions que les opérateurs continuent de privilégier le yen et l’euro sur le dollar, passant outre à la réaffirmation par le ministre japonais des Finances de sa détermination de poursuivre les interventions pour affaiblir le yen (voir par ailleurs). C’est ainsi qu’à New York, le dollar est resté sous pression, se négociant à 1,1725 pour un euro contre 1,1665 la veille, à 1,6685 pour un sterling contre 1,6635, à 110,60 yens contre 111,50 et à 1,3130 FS contre 1,3180.
En Bourse, les marchés US sont repartis en hausse malgré la publication de chiffres économiques décevants. Les injections de liquidités au démarrage d’un nouveau trimestre et la dissipation des pressions liées à la fin du trimestre précédent semblent expliquer ce mouvement. Ce phénomène a permis aussi aux Bourses européennes de mettre fin à une série de séances de baisse pour revenir dans le vert, ignorant l’impact négatif de la hausse de l’euro sur les sociétés exportatrices.
À Beyrouth, l’engouement pour les placements dans les certificats de dépôt à 3 ans émis par la BDL a maintenu le dollar au-dessus du haut de sa fourchette d’intervention. Il a continué à se négocier à 1 515,50 LL à cette fin dans des volumes d’affaires ne dépassant pas 7 mls $.
À la Bourse de Beyrouth, la tendance était à la baisse avec le repli de 3 215 actions A de Solidere de 4,32 à 4,28 $ et la stabilité de 3 750 actions B de la même société à 4,55 $ ainsi que de 50 actions préférentielles de la Byblos Bank à 101 $ et de 1 764 certificats GDR de la Blom Bank à 23 $.
Élie KAHWAGI
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