Les citoyens roumains, y compris ceux qui résident à l’étranger, seront appelés à se prononcer sur des amendements constitutionnels qui visent à mettre la Constitution en concordance avec les changements survenus dans le pays depuis 1991, notamment au niveau de son nouveau statut sur le plan international.
Une catégorie d’amendements est de nature économique. Ainsi précise-t-on que la Roumanie a une économie de marché basée sur la libre initiative et la concurrence, la propriété publique y est garantie et protégée et la propriété privé inviolable. Les citoyens étrangers et les apatrides peuvent y acquérir des terrains dans les conditions résultant de l’adhésion de la Roumanie à l’Union européenne et des traités auxquels elle est partie. La nationalisation de tout bien y est catégoriquement interdite.
Une autre catégorie d’amendements concerne les droits de l’homme. Dans ce sens, la législation internationale doit obtenir la priorité sur les lois internes, à l’exception du cas où la Constitution et les lois internes contiennent des dispositions jugées plus favorables. Il n’y a pas de concordance entre les pactes et les traités concernant les droits de l’homme.
Les citoyens roumains qui appartiennent aux minorités nationales ont le droit de s’exprimer dans leur langue maternelle devant les instances judiciaires.
Une fois la Roumanie devenue membre de l’UE (1er janvier 2007), les citoyens roumains auront le droit de voter et d’être élus au Parlement européen, tandis que les citoyens de l’UE auront le droit de voter et d’être élus dans l’administration publique locale roumaine.
D’autres amendements portent sur le mandat du président de la République (cinq ans au lieu de quatre), sur certaines de ses prérogatives (le président de la République ne peut pas révoquer le Premier ministre), ainsi que sur le statut des députés et des sénateurs (qui peuvent être traduits en justice pénale pour des actes qui n’ont aucun lien avec leurs voix et les opinions exprimées dans l’exercice de leur mandat).
Une autre catégorie d’amendements réglemente enfin les aspects découlant de l’entrée de la Roumanie au sein de l’Otan et de l’UE.


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