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Héroïque « Ty » paye la note

Victime d’une fêlure de la clavicule droite au terme de la 1re étape du Tour, promis à l’abandon mais toujours bon pied, l’Américain Tyler Hamilton commence toutefois à « payer la note » de son courage. Le leader de CSC (32 ans) signe un morceau de bravoure sur la Boucle du centenaire où, bien malgré lui, à cause d’une satanée chute à Meaux, il passe pour le brave parmi les braves.
« Mais, maintenant, je suis en train d’en payer la note. Qu’importe, je continue, explique-t-il. J’ai fait six fois le Tour et je l’ai fini à six reprises. Je veux terminer celui-ci, et pas de n’importe quelle manière. » L’ancien vainqueur du Critérium du Dauphiné Libéré égrène trois bonnes raisons de rallier les Champs-Élysées : l’équipe, le médecin Joost De Maeseneer, et Haven, son épouse, qui est accourue l’assister dans son calvaire.
« Elle a préparé le Tour avec moi, confie-t-il. Nous avons tellement donné tous les deux en amont. Cette participation est le fruit d’un travail d’équipe. Je ne pouvais pas les abandonner. »

Douleurs dans le dos
Depuis son malheur, tout le monde le bichonne. Du mécano, Frédéric, qui a placé une triple épaisseur de « guidoline » sur le guidon et mis en place un plateau avant spécialement venu de Taïwan, jusqu’à l’ostéopathe en passant par le docteur devant lui placer un solide bandage. L’Américain souffre sans doute toujours dans sa chair, mais sa tête fonctionne à merveille, avec une clairvoyance de gentleman, comme en témoigne son intervention dans l’ascension de Luz-Ardiden pour expliquer à ses courtois compagnons d’échappée les malheurs de son ancien leader ayant chuté. Septième à Luz-Ardiden, Tyler Hamilton paye donc néanmoins la note. Des douleurs à la base du dos sont en effet apparues, conséquence de la position très rigide auquel il s’astreint sur la machine, quand il est assis sur la selle, bien dans l’axe du vélo, mais dans l’impossibilité de tirer sur son guidon ou de se mettre en danseuse.
« Ty » épate d’autant plus qu’il ne fait plus appel aux soins du médecin du Tour, Gérard Porte. Il est resté de marbre, glorieux dans la souffrance du début de Tour. « Au cours des premières étapes, il demandait nos services pour qu’on lui envoie du froid sur sa blessure. Mais, on ne l’a pas revu depuis longtemps, révèle-t-il. À l’heure actuelle, il ne doit pratiquement plus ressentir de vives douleurs mais la gêne amplifiée par le bandage doit être encore présente. »

Noyau de cicatrisation
Ayant analysé les radios, le docteur Porte en conclut que la fissure s’était faite sur le « noyau de cicatrisation », lequel s’était formé après sa chute dans le Tour d’Italie l’an dernier. Une chance dans son malheur ! Médecin d’AG2R, Éric Bouvat a connu cette année un exemple similaire dans le centre de formation. « Thomas Terretaz est lui aussi retombé sur une zone de la clavicule qui n’était pas consolidée, souligne-t-il. Il a très peu de gêne mais la consolidation définitive a été longue, pratiquement deux mois. Concernant Hamilton, ça doit commencer à s’apaiser. Il faut en général compter quinze jours à trois semaines pour que la douleur disparaisse. » Le quotidien va donc rapidement s’adoucir pour cet enfant du Massachusetts devenu gaillard d’un mètre 72 pour 67 kilos qui, au départ de Paris, déclarait : « J’ai l’impression de n’avoir jamais disputé le Tour puisque je ne l’ai fait que pour Lance, ce qui m’incite pour la première fois à donner tout ce que j’ai en moi. » Cette phrase était prémonitoire. Tyler Hamilton a fait bien davantage, il a été héroïque.

Virenque mathématiquement assuré du maillot à pois

Le Français Richard Virenque est assuré, s’il termine le Tour, de remporter pour la sixième fois le maillot à pois du meilleur grimpeur et d’égaler ainsi le record de victoires de l’Espagnol Federico Bahamontes et du Belge Lucien Van Impe. Après la 15e étape, hier, Virenque compte 141 points d’avance sur son suivant, le Suisse Laurent Dufaux. Or, le total de points encore à marquer pour un coureur d’ici à Paris s’élève à 95 points (deux cols de 1re catégorie, deux côtes de 3e catégorie et trois de 4e catégorie). Virenque, qui est âgé de 33 ans, a déjà enlevé le classement du GP de la montagne dans le Tour de France de 1994 à 1997 et en 1999.
Victime d’une fêlure de la clavicule droite au terme de la 1re étape du Tour, promis à l’abandon mais toujours bon pied, l’Américain Tyler Hamilton commence toutefois à « payer la note » de son courage. Le leader de CSC (32 ans) signe un morceau de bravoure sur la Boucle du centenaire où, bien malgré lui, à cause d’une satanée chute à Meaux, il passe pour le brave parmi les braves.« Mais, maintenant, je suis en train d’en payer la note. Qu’importe, je continue, explique-t-il. J’ai fait six fois le Tour et je l’ai fini à six reprises. Je veux terminer celui-ci, et pas de n’importe quelle manière. » L’ancien vainqueur du Critérium du Dauphiné Libéré égrène trois bonnes raisons de rallier les Champs-Élysées : l’équipe, le médecin Joost De Maeseneer, et Haven, son épouse, qui est accourue...