Rechercher
Rechercher

Actualités

Changes et Bourses L’euro ferme malgré de bons chiffres US



L’euro a repris le chemin de la hausse face au dollar sur les marchés des changes internationaux, malgré la publication hier d’une nouvelle batterie de bons chiffres économiques US. À cet égard, les opérateurs ont ignoré la progression plus forte qu’attendu de 2,1 % des commandes de biens durables aux États-Unis en juin par rapport à mai, alors qu’on tablait sur une hausse de 1,2 % seulement. Il en est de même de la remontée de 4,7 % des ventes de logements neufs pour atteindre 1,16 million d’unités au lieu de 1,111 million comme prévu pendant la même période. Au contraire, les intervenants semblaient plutôt préoccupés par le faible repli de 0,3 % des reventes de logements aux États-Unis en juin pour expliquer leur désaffection vis-à-vis du dollar. Mais de l’avis unanime des analystes, ce mouvement à la hausse de l’euro n’a pas été déclenché par ce dernier chiffre qui a été utilisé comme prétexte pour affaiblir le billet vert. Il a reflété selon eux le sentiment négatif du marché à l’égard du dollar après le renversement de la tendance de Wall Street la veille en fin de journée en dépit de la nette diminution des demandes d’allocations chômage aux États-Unis la semaine dernière, estimant que ce phénomène pourrait se produire à n’importe quel moment en l’absence de signe définitif de reprise de l’économie US. Ce sentiment a été renforcé hier par les propos attribués au président de la Réserve de Richmond, Alfred Broaddus, qui s’est montré très prudent sur les perspectives de la 1re économie du monde en estimant devant des banquiers à Williamsburg que les derniers indicateurs en date donnaient une image « vraiment mitigée » de l’économie US. De plus, les assurances du président George W. Bush au sujet de l’aggravation du déficit budgétaire des États-Unis, lors d’un discours à Dearborn tard la veille, n’ont guère convaincu les opérateurs qui ont estimé devoir rester sur la défensive surtout avec l’arrivée à expiration hier d’importants contrats à terme. En effet, le dollar devait achever la semaine à New York sur un ton très faible à 1,1510 pour un euro contre 1,1470 la veille, à 1,6205 pour un sterling contre 1,6155, à 1,3445 FS contre 1,3460 et à 118,85 yens contre 118,90.

Reprise technique de Wall Street
En Bourse, Les marchés américains se sont installés dans le vert en fin de journée pour des considérations en rapport avec l’expiration mensuelle de contrats à terme qui ont ponctué les échanges avant le week-end. La publication de bons chiffres macroéconomiques et microéconomiques ont soutenu aussi la tendance, Wall Street gagnant en clôture 1,89 % à 9 284,57 points et le Nasdaq 1,72 % à 1 730,70 points. En revanche, les Bourses européennes ont subi de nets replis sur des prises de bénéfices après leur bond de la veille. Finalement, le CAC 40 a cédé 1,51 % à 3 109,32 points, l’Extra Dax 0,53 % à 3 356,89 points et le Footsie 0,44 % à 4 131,20 points. À Beyrouth, le dollar a continué à être recherché au haut de la fourchette d’intervention de la BDL à des fins de souscription aux certificats de dépôts en LL émis par cette dernière à des taux d’intérêt élevés. Le maintien de cette fourchette entre 1 501 et 1 514 LL a servi donc à le faire fixer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL pendant qu’il se négociait à 1 514 LL sur le marché interbancaire. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse de 150 actions du Beirut Interbank Fund de 105 à 106,20 $, le maintien de 1 080 actions A de Solidere à 4,90 $ et de 826 certificats de dépôt GDR de la Blom Bank à 24 $.
Élie KAHWAGI
L’euro a repris le chemin de la hausse face au dollar sur les marchés des changes internationaux, malgré la publication hier d’une nouvelle batterie de bons chiffres économiques US. À cet égard, les opérateurs ont ignoré la progression plus forte qu’attendu de 2,1 % des commandes de biens durables aux États-Unis en juin par rapport à mai, alors qu’on tablait sur une hausse de 1,2 % seulement. Il en est de même de la remontée de 4,7 % des ventes de logements neufs pour atteindre 1,16 million d’unités au lieu de 1,111 million comme prévu pendant la même période. Au contraire, les intervenants semblaient plutôt préoccupés par le faible repli de 0,3 % des reventes de logements aux États-Unis en juin pour expliquer leur désaffection vis-à-vis du dollar. Mais de l’avis unanime des analystes, ce mouvement à la...